Moyen-Orient

Fariba Adelkhah, un an déjà dans les geôles iraniennes


La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah. Sciences Po/AFP / Thomas Arrive

La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah entame vendredi sa seconde année d’incarcération dans les geôles iraniennes, au terme d’un procès qualifié de « politique » par Paris et qui pèse lourdement sur les relations entre les deux pays. La mairie de Paris déroulera sur sa façade le portrait de l’anthropologue, arrêtée le 5 juin 2019 à Téhéran et condamnée à cinq ans de prison le 16 mai pour « collusion en vue d’attenter à la sûreté nationale ». Incarcérée dans la prison d’Evine à Téhéran, cette spécialiste du chiisme, née en Iran en 1959 et vivant en France depuis 1977, a toujours clamé son innocence. Son compagnon, l’africaniste français Roland Marchal, arrêté en même temps qu’elle et chercheur comme elle à Sciences Po Paris, a fini par être relâché en mars. Selon Téhéran, il a alors été échangé contre un ingénieur iranien détenu en France et menacé d’extradition vers les États-Unis. Fariba Adelkhah, décrite comme une forte personnalité, reste « combative » et va mieux au plan physique, même si elle garde des « séquelles » de la grève de la faim de 49 jours qu’elle a observée au début de l’année, précise Jean-François Bayart, membre du comité de soutien. « Cette décision rend beaucoup plus difficiles nos relations avec les autorités iraniennes qui n’étaient déjà pas très simples », déplore le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.


La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah entame vendredi sa seconde année d’incarcération dans les geôles iraniennes, au terme d’un procès qualifié de « politique » par Paris et qui pèse lourdement sur les relations entre les deux pays. La mairie de Paris déroulera sur sa façade le portrait de l’anthropologue, arrêtée le 5 juin 2019 à Téhéran et condamnée...

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C'est sa faute elle connaît bien ce pays qu'est ce qu'elle va faire au pays des Ayattollah

Eleni Caridopoulou

18 h 38, le 05 juin 2020

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Commentaires (1)

  • C'est sa faute elle connaît bien ce pays qu'est ce qu'elle va faire au pays des Ayattollah

    Eleni Caridopoulou

    18 h 38, le 05 juin 2020