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Société - Journée Mondiale Sans Tabac

Tobacco Free Initiative appelle à une application de la loi 174

L’ONG lance l’édition 2020 du prix Antoine et Minerve Kairouz pour la lutte antitabac, à l’intention des jeunes entre 12 et 25 ans.

La Journée mondiale sans tabac est fixée au 31 mai. Photo Bigstock

L’application de la loi 174, qui interdit toute forme de tabagisme dans les lieux publics, est plus que jamais nécessaire avec la pandémie de Covid-19. Tel est l’appel lancé par le Dr Hala Kahi, médecin de famille, tabacologue et membre de l’ONG Tobacco Free Initiative (TFI), à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac fixée au 31 mai. Elle souligne que plusieurs études menées dans ce sens ont montré que les fumeurs ont un plus grand risque d’attraper des virus qui attaquent les poumons, comme le coronavirus (SARS-CoV-2), responsable de la pandémie. « S’ils sont contaminés par le virus, ils ont plus de risques de développer des complications, qui pourraient entraîner la mort », constate-t-elle.

Depuis sa fondation il y a plus de vingt ans, TFI, qui regroupe des hommes et femmes d’affaires, médecins, avocats, psychologues et journalistes, milite contre le tabagisme au Liban sous toutes ses formes. Elle multiplie aussi les campagnes pour prévenir la première cigarette chez les jeunes. Fondée par la famille de maître Antoine Kayrouz, décédé des suites d’un cancer du poumon, l’ONG a lutté en faveur de l’adoption de la loi 174, votée en 2011, mais qui tarde à être appliquée. Mais TFI ne compte pas baisser les bras. Elle poursuivra sa lutte à cet effet, forte de l’appui d’une grande tranche de la société, « puisque 88 % des Libanais se sont prononcés en faveur de l’application de la loi, selon un sondage effectué par l’Institut supérieur de santé publique de l’Université Saint-Joseph en collaboration avec TFI », explique l’ONG. « Nous nous opposons à tout amendement de la loi 174 », affirme le président de TFI, Charles Jazra. « Il est de notre devoir de protéger nos générations et les générations futures des dangers mortels du tabagisme, insiste-t-il. Pour ce faire, il faut œuvrer à changer la perception qu’ont les gens du tabac. »

Pour atteindre ses objectifs, l’ONG diversifie les moyens : campagnes de prévention du tabagisme dans les écoles et les universités, rencontres dans les écoles avec des personnalités auxquelles les jeunes peuvent s’identifier (Rony Fahed, basketteur, Georges Khabbaz, comédien, Tony Baroud, ancien basketteur et animateur de télé, Elsa Yazbeck, journaliste…), clubs antitabac, conférences, tables rondes, interviews dans les médias, campagnes de sensibilisation, au nombre desquelles « Hargal el-balad », et prix Antoine et Minerve Kayrouz qui récompense les meilleurs projets scolaires sur la lutte contre le tabac. L’action qu’elle mène a été récompensée par l’Organisation mondiale de la santé. En 2016, Lama Tammam Salam, épouse du Premier ministre à l’époque, a remis un trophée honorifique à la présidente d’honneur de l’ONG, Minerve Kayrouz, en guise de reconnaissance à la lutte qu’elle a menée pour combattre le fléau du tabagisme.

Par ailleurs, TFI lance l’édition 2020 du prix Antoine et Minerve Kayrouz, d’une valeur totale de trois millions de livres libanaises. Le concours s’adresse aux jeunes entre 12 et 25 ans qui sont invités à envoyer, jusqu’au 15 juillet, une vidéo ou un TikTok, une chanson ou un poème aux comptes de l’ONG sur les réseaux sociaux : Tobacco Free Initiative sur Facebook, ou tfi_lebanon sur Instagram.

Pour plus de renseignements, visiter le site web de l’ONG à l’adresse : tfi-lb.com ou appeler le 03/728007.

L’application de la loi 174, qui interdit toute forme de tabagisme dans les lieux publics, est plus que jamais nécessaire avec la pandémie de Covid-19. Tel est l’appel lancé par le Dr Hala Kahi, médecin de famille, tabacologue et membre de l’ONG Tobacco Free Initiative (TFI), à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac fixée au 31 mai. Elle souligne que plusieurs études menées dans ce sens ont montré que les fumeurs ont un plus grand risque d’attraper des virus qui attaquent les poumons, comme le coronavirus (SARS-CoV-2), responsable de la pandémie. « S’ils sont contaminés par le virus, ils ont plus de risques de développer des complications, qui pourraient entraîner la mort », constate-t-elle.Depuis sa fondation il y a plus de vingt ans, TFI, qui regroupe des hommes et femmes d’affaires,...
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