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Liban

Crise de la presse : Wazni promet de résoudre la question des montants dûs à l'ordre des rédacteurs

Le ministre libanais des finances Ghazi Wazni (2e de gauche) en compagnie de représentants de l'ordre des rédacteurs. Photo Ani

Le ministre libanais des Finances Ghazi Wazni a promis mercredi à l'ordre des rédacteurs qu'il se pencherait sur la question des arriérés dûs au syndicat "dans les plus brefs délais".

"Nous avons à cœur de soutenir ce syndicat national et indépendant, surtout en ces temps difficiles qui affectent toutes les catégories de la population et tous les secteurs professionnels", a affirmé le ministre, à l'issue d'un entretien avec une délégation de l'ordre qui s'est rendue au ministère. À ces représentants qui lui ont demandé que soient payés les arriérés dus au syndicat, le ministre a promis qu'il "réglerait la question dans les plus brefs délais".

Toutefois, nuance-t-il, "notre priorité est de payer les salaires des professionnels de santé et du secteur productif, ainsi qu’aider à la relance des petites et moyennes entreprises, afin de remettre en marche l’économie". Le Liban traverse une crise économique profonde, aux conséquences sociales parfois dramatiques, à laquelle est venue s'ajouter la pandémie de coronavirus. "Nous voulons aussi apporter notre aide aux familles les plus pauvres et à la lutte contre la pandémie de coronavirus", a précisé le ministre.

Secteur jadis florissant, la presse libanaise traverse une crise profonde depuis plusieurs années, entre la disparition de certains titres et la surveillance de plus en plus resserrée de la profession par les autorités. Lors d'une rencontre avec le président de l'ordre des rédacteurs Joseph Kossayfi, le président de la République Michel Aoun avait insisté sur le devoir d'"objectivité" des journalistes. Des propos de la ministre de l'Information Manal Abdel Samad avaient fait polémique, certaines organisations de la société civile estimant qu’ils étaient "révélateurs d’une politique d’oppression à l’égard des médias". La ministre avait mis en garde les journalistes contre la diffusion "de menaces contre la sécurité nationale" ou "d’atteintes à la dignité personnelle". Elle avait en outre appelé à la création d'"un organisme de contrôle des médias officiels et privés".

Dans son rapport publié le 23 avril dernier, l'ONG Reporters sans frontières avait pointé du doigt "une inquiétante instrumentalisation de la justice (au Liban, NDLR) pour poursuivre des médias et des journalistes qui s’intéressent de près ou de loin à des personnalités politiques ou religieuses réputées toutes puissantes".


Le ministre libanais des Finances Ghazi Wazni a promis mercredi à l'ordre des rédacteurs qu'il se pencherait sur la question des arriérés dûs au syndicat "dans les plus brefs délais"."Nous avons à cœur de soutenir ce syndicat national et indépendant, surtout en ces temps difficiles qui affectent toutes les catégories de la population et tous les secteurs professionnels", a affirmé le...