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Mode

Hussein Bazaza lance une capsule e-shopping

Éléments de la e-capsule Hussein Bazaza, été 2020. Photo DR

Non content d’aligner les prix internationaux depuis sa sortie d’Esmod Beyrouth, Hussein Bazaza ouvre sa marque en propre à seulement 23 ans. En 2018, il fait partie de la sélection 30 under 30 de Forbes Arabia et en 2019 il est finaliste de la première édition du concours Fashion Trust Arabia. Ce palmarès est justifié par une maîtrise du métier doublée d’une exceptionnelle audace et servie par un talent de conteur hors pair. Sa patte est reconnaissable à des hybridations aussi heureuses qu’improbables, à des collections qui racontent des histoires frappées de sérendipité (cet art de trouver ce qu’on ne cherche pas), tantôt d’un virus qui aurait infecté la mémoire et effacé toute trace du passé, tantôt d’une tenancière d’hôtel qui aurait volé à ses clientes les traits qu’elle leur enviait, et tantôt, comme dans Portu, son prêt-à-porter automne hiver 2019, une conversation avec un ami imaginaire.

La Covid-19 (qu’il aurait pu tout aussi bien inventer lui-même, sans son effet létal) a rebattu les cartes de la mode avec un effet bénéfique pour les marques débutantes comme la sienne. Déjà les saisons s’annoncent plus longues et la durabilité occupe enfin le premier plan. Cette nouvelle donne a irrigué le confinement de Hussein Bazaza, lui inspirant une collection capsule vendue dès lundi dans la section e-shopping de son site.

Il s’agit d’une ligne de blousons bombers assortis à des bermudas, ainsi que d’une petite série de tee-shirts affichant des messages jeux de mots sur la durabilité qui commence par soi-même.

Éléments de la e-capsule Hussein Bazaza, été 2020. Photo DR

Dans ce projet, c’est tout son vocabulaire qui se décline à la manière d’une anthologie à travers trois pièces simples, pratiques et jouant le masculin féminin. Les bombers sont eux-mêmes déclinés en trois lignes : les brodés, les imprimés et les découpés. En tout, une vingtaine de modèles, chaque version correspondant à un tempérament, une humeur ou une personnalité différente. Les brodés se déclinent en motifs cousus au fil de soie ; les imprimés ressuscitent des récits racontés dans des collections antérieures ; les découpés jouent les collages patchwork chers au créateur. Toutes ces versions personnalisent une même coupe de blouson réversible, qu’on peut tout aussi bien porter sur l’envers en soie monochrome. Les bombers, zippés sur le devant, ont tous la même silhouette surdimensionnée à col haut et manches élastiquées, dotés d’une ceinture également élastique semi fixe. Ils sont équipés de poches intérieures et de poches extérieures latérales.

Les bermudas classiques, à taille haute et jambes larges, peuvent être soit assortis en total look aux blousons, soit dépareillés en toute harmonie. Toutes les options sont de toute façon aussi énergiques les unes que les autres et se portent comme de véritables manifestes.

Et à propos de manifeste, la capsule de tee-shirts, blanc frappé de noir, noir frappé de blanc ou de vert métallique, porte des slogans saluant l’entrée en force dans la mode du critère « sustainable », appelant le public à œuvrer à sa propre durabilité, qui consiste selon le créateur à renouveler son regard et revoir son attitude dans la vie, à prendre conscience de soi, croire en soi-même et par-dessus tout, veiller à sa santé mentale mise à mal par le confinement et le changement du monde. En cette nouvelle ère vouée à la durabilité, se soutenir soi-même et se soutenir les uns les autres font partie de la règle du jeu.

Les éléments de cette collection sont donc proposés en commerce électronique sur la plateforme www.husseinbazaza.com dans la section online store.


Non content d’aligner les prix internationaux depuis sa sortie d’Esmod Beyrouth, Hussein Bazaza ouvre sa marque en propre à seulement 23 ans. En 2018, il fait partie de la sélection 30 under 30 de Forbes Arabia et en 2019 il est finaliste de la première édition du concours Fashion Trust Arabia. Ce palmarès est justifié par une maîtrise du métier doublée d’une exceptionnelle...

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