« Quoi qu’ils disent, le 7 mai 2008 restera une journée noire. » C’est ainsi que le leader du courant du Futur Saad Hariri a décrit cette date, dans une conversation à bâtons rompus avec les journalistes hier à la Maison du Centre.
Il faisait allusion à l’invasion de Beyrouth et de la Montagne par des éléments armés du Hezbollah après une décision du gouvernement Siniora de démettre de ses fonctions Wafic Choucair, alors responsable de la sécurité de l’AIB (proche du parti chiite), à la suite d’une faille sécuritaire à l’aéroport révélée par le chef druze Walid Joumblatt. Le gouvernement Siniora avait également décidé de considérer comme « illégal » un réseau de téléphonie filaire du Hezbollah.
Dans un tweet, Walid Joumblatt a affirmé qu’en « temps voulu », il expliquerait à l’opinion publique « les tenants et aboutissants de cette affaire, qui avait conduit à cette funeste journée ». Le tweet de M. Joumblatt se justifie par le débat qui a enflammé les réseaux sociaux hier entre des partisans du Hezbollah et d’autres du 14 Mars autour de ces incidents. « Le 7 mai représente le coup d’État du Hezbollah et son invasion de Beyrouth et de la Montagne, ainsi que sa mainmise sur les télécoms », a commenté à son tour le député Marwan Hamadé, avant d’ajouter : « Ce jour qu’ils qualifient de glorieux est probablement un des plus sinistres dans l’après-2005. Et nous poursuivrons la lutte. »


Ah je ne les crois plus ces 2 la ....
22 h 38, le 08 mai 2020