À l’occasion de la Journée des martyrs de la presse, commémorée aujourd’hui, l’ordre des rédacteurs et le syndicat des photojournalistes ont mis en relief les défis auxquels les journalistes sont confrontés au Liban du fait de la crise économique sans précédent qui frappe le pays.
Dans un communiqué publié hier, l’ordre des rédacteurs a ainsi estimé que les journalistes en exercice de la presse écrite et des médias audiovisuels sont « les vrais martyrs aujourd’hui, depuis que de nombreux organes d’information ont mis la clé sous la porte et que d’autres ont soit cessé de leurs verser leurs salaires, soit réduit leurs émoluments de moitié ». Il a dénoncé le « harcèlement et la répression injustifiés dont certains ont été victimes durant leur couverture des protestations populaires partout au Liban ».
À son tour, le syndicat des photojournalistes a demandé aux médias de verser à leurs employés la totalité des sommes qui leur sont dues et invité la ministre de l’Information, Manal Abdel Samad, et les syndicats concernés à adopter une loi unifiée pour les employés du secteur de l’information.

