Rechercher
Rechercher

Agenda - Hommage

L’abbé Christian Laffargue, l’ami du Liban

Qu’est-ce que l’amitié ? Le Christ, après avoir recommandé à ses disciples de s’aimer comme Il les a aimés, ajoute d’emblée : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »

L’abbé Christian Laffargue (*), l’ami dans toute sa plénitude du Liban depuis les dures années 80, nous a quittés au troisième dimanche de Pâques, après avoir livré son long et dernier combat contre la maladie.

Ni l’éloignement, ni la maladie, ni même le confinement dans lequel il s’est éteint n’auront altéré ce lien surnaturel qui le liait à ses nombreux amis libanais. Car il aura été notre ami jusqu’au bout, prédicateur infatigable, fidèle à tous et soucieux de chacun dont il demandait des nouvelles chaque fois qu’il le pouvait.

Deux jours avant sa mort, en proie déjà à la plus envahissante des douleurs, il rédigeait encore son bulletin hebdomadaire, lien vivant avec ses amis, toujours si riche d’enseignements, de notes de lecture ou de réflexions sur les désordres de notre monde.

Qu’est-ce que donner sa vie pour ses amis ? C’est sans nul doute la consacrer tout entière, infatigablement, littéralement jusqu’à son dernier souffle, à leur bien le plus précieux, celui de leurs âmes. C’est faire, véritablement, le sacrifice de tout le reste pour ce bien là, le seul que recherchait « Abouna Christian ».

Comment pourrons-nous jamais nous acquitter d’une telle dette, comment exprimer notre reconnaissance pour tant d’amour, pour tant d’humour, de tendresse et de discrétion, pour tant d’espérance ?

Dans son dernier bulletin, l’abbé Laffargue reproduit ce passage prémonitoire du psaume 16, cité par saint Luc dans la première lecture de ce troisième dimanche de Pâques où il nous a quittés :

« Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : Il est à ma droite, je suis inébranlable. C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance : tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption. Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras de joie en me montrant ton visage. » L’abbé ajoute, à la suite du psaume : « Tout est dit. »

Oui, tout est dit Monsieur l’Abbé. Reposez dans la Paix de votre Seigneur, « en Jésus, Marie et Joseph » comme vous aimiez le répéter.

« Bon vol », Abouna, vos amis du Liban ne vous oublieront pas. Ils savent qu’à présent vous êtes encore plus proche d’eux. Avec saint Charbel. « Jusqu’à la fin des temps. »

Vos amis émus et reconnaissants

(*) Ordonné prêtre à Écône en 1979, il quitte la Fraternité Saint-Pie X et devient membre fondateur de la Fraternité Saint-Pierre, membre des associations sacerdotales Lumen Gentium et Totus Tuus, oblat de l’abbaye bénédictine Sainte-Madeleine du Barroux (France). Curé de paroisse, l’abbé Laffargue aura été un prédicateur hors pair des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola qu’il aura eu à cœur de donner tout au long de son ministère et jusqu’à son dernier souffle, y compris au Liban.


Qu’est-ce que l’amitié ? Le Christ, après avoir recommandé à ses disciples de s’aimer comme Il les a aimés, ajoute d’emblée : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »L’abbé Christian Laffargue (*), l’ami dans toute sa plénitude du Liban depuis les dures années 80, nous a quittés au troisième dimanche de Pâques, après avoir livré son long et dernier combat contre la maladie.Ni l’éloignement, ni la maladie, ni même le confinement dans lequel il s’est éteint n’auront altéré ce lien surnaturel qui le liait à ses nombreux amis libanais. Car il aura été notre ami jusqu’au bout, prédicateur infatigable, fidèle à tous et soucieux de chacun dont il demandait des nouvelles chaque fois qu’il le pouvait.Deux jours avant sa mort, en proie déjà à la...