Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo. Photo AFP / POOL / NICHOLAS KAMM
Les Etats-Unis continueront à rechercher la dénucléarisation de la Corée du Nord quel que soit son dirigeant, a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, alors que circulent des rumeurs sur la santé de Kim Jong Un.
Lors d'une interview à la chaîne américaine Fox News, M. Pompeo a rappelé qu'il avait rencontré l'influente soeur du leader nord-coréen, Kim Yo Jong, dont la récente ascension dans la hiérarchie a conduit certains spécialistes à voir en elle un successeur éventuel. "J'ai eu la possibilité de la rencontrer quelques fois, mais le défi reste le même, l'objectif reste inchangé, quelle que soit la personne qui dirige la Corée du Nord", a déclaré le chef de la diplomatie américaine.
M. Pompeo a réitéré la promesse des Etats-Unis d'apporter au peuple nord-coréen "un avenir plus brillant" si le pouvoir de Pyongyang renonce à son arsenal nucléaire. "Ils doivent dénucléariser. Ils doivent le faire de telle manière que nous puissions le vérifier. Cela est vrai quelle que soit la personne qui dirige la Corée du Nord", a répété le secrétaire d'Etat.
M. Pompeo s'est rendu quatre fois en Corée du Nord en 2018. Il avait alors contribué à l'organisation de sommets historiques entre le président Donald Trump et M. Kim, après plus d'un demi-siècle d'hostilité entre Pyongyang et Washington. Mais les espoirs d'une percée qui serait intervenue avant l'élection présidentielle américaine de novembre prochain se sont réduits. Des essais de missiles controversés ont été effectués par la Corée du Nord, et les Etats-Unis ont rejeté les demandes de Pyongyang d'un allègement des sanctions qui pèsent sur la Corée du Nord en préalable à une dénucléarisation complète.
Daily NK, un média en ligne géré essentiellement par des Nord-Coréens ayant fait défection, a affirmé que Kim Jong Un avait été opéré en avril pour des problèmes cardio-vasculaires et qu'il était en convalescence. Les autorités sud-coréennes ont minimisé ces informations. Un haut responsable sud-coréen cité par l'agence de presse Yonhap a affirmé, sous couvert de l'anonymat, qu'il n'était "pas vrai" que Kim Jong Un soit gravement malade.
Le président Trump a souhaité mardi "bonne chance" à M. Kim, en soulignant que les rumeurs sur d'éventuels problèmes de santé n'avaient pas été confirmées. Et le chef d'état-major adjoint des Etats-Unis, le général John Hyten, a déclaré mercredi que le Pentagone n'avait aucune information permettant de dire que Kim Jong Un aurait perdu le contrôle du programme nucléaire nord-coréen.


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