Rechercher
Rechercher

Sport - Athlétisme

« L’Écossais volant » était... chinois !

La mégapole de Tianjin célèbre son « fils et héros olympique » Eric Liddell, qui a inspiré le film « Chariots de feu ».

« Il est né en Chine, a travaillé en Chine, est mort en Chine », avait déclaré en 2015 Patricia, la fille d’Eric Liddell, à l’occasion de l’inauguration à Tianjin, ville où il est né et mort, d’une statue à l’effigie de « l’Écossais volant », champion olympique 1924 du 400 m immortalisé dans le film « Chariots de feu ». Sam Wang/Handout/AFP

Et si le premier champion olympique chinois de l’histoire était un Écossais ? C’est ce que pensent certains à Tianjin, où beaucoup considèrent le champion olympique 1924 du 400 m, Eric Liddell, né et mort dans cette mégapole chinoise, comme un des leurs.

Soixante-quinze ans après la mort de « l’Écossais volant » d’une tumeur au cerveau le 21 février 1945 dans un camp d’internement japonais, à l’âge de 43 ans, des supporteurs du club de football de Tianjin Teda ont confectionné une banderole à l’effigie d’Eric Liddell, dont le sacre a été immortalisé dans le film Chariots de feu. Et ils comptent envoyer cette bannière, représentant « leur » champion avec sa médaille d’or olympique autour du cou, aux membres de sa famille.

« Eric était un grand homme. Il n’était pas de nationalité chinoise, mais nous le considérons comme un citoyen de Tianjin », affirme Sam Wang (25 ans), cofondateur des Tiger Wings, le club de supporteurs à l’origine de cette initiative. « Il a sacrifié sa vie pour la Chine », ajoute-t-il, à propos de ce fils de missionnaires né à Tianjin en 1902. Cette banderole constitue aussi une réponse à la montée du nationalisme parmi les fans de certains autres clubs de football chinois, selon Sam Wang. « Tianjin a une longue tradition de ville cosmopolite, composée d’habitants originaires de diverses parties du monde, et c’est notre culture d’absorber cette diversité culturelle, rappelle-t-il. Eric est né ici, à Tianjin. Nous ne l’oublierons pas. »

Dévoué au sport chinois

Né à Tianjin donc, Eric Liddell part à l’âge de cinq ans en Angleterre. Tout en y poursuivant son éducation, il devient le meilleur athlète de son collège. Au début des années 1920, ses qualités de vitesse lui vaudront même une poignée de sélections dans le XV d’Écosse de rugby. Mais il les exprimera pleinement dans un autre sport, l’athlétisme : en juillet 1924, sur la cendrée du stade de Colombes près de Paris, il devient champion olympique du 400 m. Une victoire mise en lumière – comme celle du sprinteur Harold Abrahams sacré sur 100 m aux mêmes JO 1924 – dans le film Chariots de feu, réalisé par Hugh Hudson (1981) et resté célèbre pour la musique composée par Vangelis.

Eric Liddell était retourné ensuite dans sa ville natale, où il fut, comme ses parents, missionnaire, mais aussi professeur de sport et de chimie. « Il mérite qu’on se souvienne de lui. Il s’est dévoué au sport chinois et a jeté les bases du sport moderne en Chine », estime pour sa part le directeur du musée des Sports de Tianjin, Bai Guosheng. Autre trace laissée par Liddell à Tianjin : le Minyuan Stadium, situé dans le cœur historique de cette ville de la côte nord-est du pays aujourd’hui tentaculaire avec ses 15 millions d’habitants. Ce stade, érigé en Chine en 1926 et qui fut celui du club de football de Tianjin Teda jusqu’au début des années 2000, s’est inspiré pour sa conception de dessins de Liddell en 1925, qui avait pris pour modèle le légendaire stade de Stamford Bridge du club anglais de Chelsea.

« Il est né en Chine, a travaillé en Chine, est mort en Chine », avait déclaré au quotidien The Times sa fille Patricia, à l’occasion de l’inauguration en 2015 à Tianjin d’une statue à l’effigie de Liddell. « L’Écossais volant est le héros olympique du peuple de Tianjin. Il n’a pas abandonné le peuple de Chine quand les choses se sont compliquées », avait-elle alors rappelé.

Peter STEBBINGS/AFP

Et si le premier champion olympique chinois de l’histoire était un Écossais ? C’est ce que pensent certains à Tianjin, où beaucoup considèrent le champion olympique 1924 du 400 m, Eric Liddell, né et mort dans cette mégapole chinoise, comme un des leurs.Soixante-quinze ans après la mort de « l’Écossais volant » d’une tumeur au cerveau le 21 février 1945 dans un camp d’internement japonais, à l’âge de 43 ans, des supporteurs du club de football de Tianjin Teda ont confectionné une banderole à l’effigie d’Eric Liddell, dont le sacre a été immortalisé dans le film Chariots de feu. Et ils comptent envoyer cette bannière, représentant « leur » champion avec sa médaille d’or olympique autour du cou, aux membres de sa famille. « Eric était un grand homme. Il n’était pas de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut