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Dernières Infos - Liban

Manifestations à Beyrouth et Tripoli dimanche contre la cherté de vie

Des manifestants rassemblés sur la place al-Nour de Tripoli, au Liban-Nord, le 18 avril 2020. Photo Ani

Malgré la mobilisation générale imposée par le gouvernement, des manifestants ont fait éclater leur colère dimanche à Tripoli (Nord) et à Beyrouth afin de protester contre la cherté de vie, alors que le Liban connait sa pire crise économique et financière depuis la fin de la guerre civile (1975-1990). 

A Tripoli, des dizaines de personnes ont organisé un sit-in sur la place al-Nour, comme cela avait déjà eu lieu au cours des quatre derniers jours. Ils ont réclamé un meilleur contrôle des prix des produits de première nécessité et une stabilisation du taux de change du dollar, lequel a dépassé la barre des 3000 livres libanaises ces derniers jours. A Abdé, dans le Akkar (Nord), des contestataires ont manifesté contre la détérioration de leurs conditions de vie en fermant la route principale de la localité au moyen de pneus enflammés. L'armée est rapidement intervenue pour rouvrir l'axe routier. 

A Beyrouth, c'est à bord de mobylettes que les manifestants ont manifesté dans les rues, s'arrêtant devant le domicile du Premier ministre, Hassane Diab, à Tallet el-Khayat, devant les bureaux de la chaîne al-Jadeed, à Wata Msteibé, et devant la municipalité, dans le centre-ville. Lors de ces trois passages, les protestataires ont critiqué les mesures économiques et financières envisagées par le cabinet pour résoudre la crise et ont mis en garde contre "la révolution des affamés". "Le coronavirus ne pourra pas nous empêcher de lancer une révolution face à la pauvreté", ont-ils notamment scandé. 

Accusé sur les réseaux sociaux d'être à l'origine de ce mouvement de contestation, le courant du Futur (de l'ancien Premier ministre, Saad Hariri) a démenti "tout lien avec les mouvements de mobilisation populaire".

Le confinement imposé à la population et la fermeture des commerces non-essentiels a frappé de plein fouet les populations les plus démunies du Liban, déjà affaiblies par la crise économique et financière qui s'est déclarée fin août. Depuis plusieurs jours, les manifestants bravent donc les mesures de prévention contre le virus afin de crier leur colère. Jeudi, un sit-in avait été violemment réprimé par les forces de l'ordre à Tripoli. 

Malgré la mobilisation générale imposée par le gouvernement, des manifestants ont fait éclater leur colère dimanche à Tripoli (Nord) et à Beyrouth afin de protester contre la cherté de vie, alors que le Liban connait sa pire crise économique et financière depuis la fin de la guerre civile (1975-1990). A Tripoli, des dizaines de personnes ont organisé un sit-in sur la place al-Nour, comme cela avait déjà eu lieu au cours des quatre derniers jours. Ils ont réclamé un meilleur contrôle des prix des produits de première nécessité et une stabilisation du taux de change du dollar, lequel a dépassé la barre des 3000 livres libanaises ces derniers jours. A Abdé, dans le Akkar (Nord), des contestataires ont manifesté contre la détérioration de leurs conditions de vie en fermant la route principale de la localité au...