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Lifestyle - Pandémie

Plus d’écoute, moins d’érotisme : les « webcamers » se réinventent

Avec le confinement, «  j’ai senti que beaucoup (...) me contactent pour parler, rire, se distraire (...), plus que pour le sexe  », raconte Rebecca Stonee, une webcamer colombienne âgée de 20 ans. Joaquin Sarmiento/AFP

Sexe et érotisme en ligne ne suffisent plus. Pendant le confinement dû à la pandémie de Covid-19, les webcamers passent désormais beaucoup de temps à écouter des clients ayant du mal à gérer l’angoisse de la solitude et de l’enfermement. La demande n’a pas seulement augmenté, elle s’est aussi diversifiée au rythme de la propagation de la maladie.

Maintenant, « nous sommes comme des psychologues pour les usagers », explique une webcamer colombienne de 26 ans, qui travaille sous le pseudonyme d’Angela Cianuro. Le Covid-19 « est un thème de conversation et de préoccupation pour beaucoup, et nous, eh bien, nous essayons de les aider », ajoute cette jeune femme tatouée aux cheveux mauves. « Si je leur propose de l’érotisme, je leur procure aussi un peu de compagnie, un sourire, de la gentillesse », assure-t-elle.

Confinée dans son appartement de Bogota, Angela s’enorgueillit de mettre son empathie au service d’internautes désœuvrés, isolés et préoccupés. Avant la pandémie, elle proposait des shows érotiques virtuels six à sept heures par jour. Son temps de travail quotidien est resté identique, mais la routine a changé : elle propose aussi des exercices de gymnastique, des conseils diététiques ou économiques. « Je suis humaine et je n’aime pas que quelqu’un se sente mal », ajoute cette mère célibataire d’un enfant de sept ans.Rebecca Stonee, webcamer de 20 ans vivant à Medellin, deuxième ville de Colombie, qui a adopté le personnage de la Lolita de Nabokov, vit aussi grâce aux internautes isolés. Mais beaucoup de nouveaux usagers sont des voyeurs qui rechignent à dépenser en temps de crise. Ses habitués lui manquent, mais « ils ne peuvent se connecter car ils sont confinés avec leur famille ». « Il y a toujours eu d’un côté ceux qui veulent parler, de l’autre ceux qui désirent un contenu sexuel », précise-t-elle. Mais avec le confinement, « j’ai senti que beaucoup d’usagers (...) me contactent pour parler, rire, se distraire (...), plus que pour le sexe ».

Pour continuer à travailler, certaines se sont cloîtrées. Ana Taylor, jeune femme de 24 ans à la peau diaphane et la chevelure écarlate, exerçait depuis un call-center. Elle partage à présent un petit immeuble du centre de Bogota avec quatre collègues. Neuf heures par jour, trois de plus qu’avant, elle se dénude face à la caméra pour des clients connectés depuis les États-Unis, la France ou l’Angleterre, les pays parmi les plus affectés par le Covid-19.

Source : AFP

Sexe et érotisme en ligne ne suffisent plus. Pendant le confinement dû à la pandémie de Covid-19, les webcamers passent désormais beaucoup de temps à écouter des clients ayant du mal à gérer l’angoisse de la solitude et de l’enfermement. La demande n’a pas seulement augmenté, elle s’est aussi diversifiée au rythme de la propagation de la maladie.Maintenant, « nous sommes comme des psychologues pour les usagers », explique une webcamer colombienne de 26 ans, qui travaille sous le pseudonyme d’Angela Cianuro. Le Covid-19 « est un thème de conversation et de préoccupation pour beaucoup, et nous, eh bien, nous essayons de les aider », ajoute cette jeune femme tatouée aux cheveux mauves. « Si je leur propose de l’érotisme, je leur procure aussi un peu de compagnie, un sourire, de la...
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