Peter Bonetti (à droite), ancien gardien de Chelsea et de la sélection d’Angleterre de foot, est mort à 78 ans. Ben Borg Cardona/AFP
Fort de 16 victoires en Grand Prix entre 1955 et 1961 sans jamais devenir champion du monde de formule 1, le pilote britannique Stirling Moss, « champion sans couronne » du sport automobile, est mort à l’âge de 90 ans. « C’était le tour de trop. (...) Il a simplement fermé les yeux », a déclaré dimanche son épouse, Susie Moss, à l’agence britannique PA. Stirling Moss est mort des suites d’une longue maladie.
Le président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), Jean Todt, a salué sur Twitter la mémoire « d’une véritable légende du sport automobile qui restera à jamais parmi nous ». Le Britannique Lewis Hamilton, sextuple champion du monde de F1, a de son côté avoué que « mes conversations avec sir Stirling Moss allaient me manquer ». « Je suis vraiment reconnaissant d’avoir pu avoir des moments si spéciaux avec lui », a-t-il tweeté. « Un compétiteur sans pareil, un pilote prodigieusement talentueux, un gentleman accompli, il laisse une trace indélébile de grandeur dans l’histoire de notre sport », a pour sa part souligné l’écurie britannique McLaren.Quatre fois deuxième du championnat du monde de F1 (1955, 1956, 1957, 1958) et trois fois troisième (1959, 1960, 1961), Moss se retira de la compétition automobile après un grave accident en 1962, sauf pour des retours épisodiques. Ses exploits ont chevauché la fin de la carrière de Juan Manuel Fangio et les débuts de celle de Jim Clark, expliquant la maigreur de son palmarès et son surnom de « champion sans couronne » pour reprendre le titre d’un livre qui lui a été consacré.
Mais la carrière de sir Stirling Moss – il a été anobli en 1999 – ne s’est pas limitée à la F1. Endurance, record de vitesse pure, courses de côte... son palmarès est riche de 212 victoires pour 529 courses disputées au total. Il a ainsi remporté les 24 Heures du Mans en 1956 pour Aston Martin et une victoire d’anthologie aux Mille Miglia en 1955 pour Mercedes-Benz. Ce jour-là, avec son coéquipier, le journaliste anglais Dennis Jenkinson, surnommé « Jenks », il triomphe de Ferrari et surtout de Fangio, lui aussi sur Mercedes, avec plus d’une demi-heure d’avance au terme de 1 600 km et quelque dix heures de course. La photo de son visage noirci d’huile et de poussière, où se dessine la forme de ses lunettes de pilote, fait partie de la légende de la course automobile.Monument de Chelsea, Peter Bonetti, ancien gardien des Blues et de l’équipe d’Angleterre, est mort à 78 ans à l’issue d’une longue maladie, a annoncé dimanche le club de Premier League. « Nous tous au Chelsea Football Club sommes profondément attristés d’annoncer le décès de notre brillant ancien gardien de but Peter Bonetti, qui a disputé 729 matches avec les Blues », a déclaré le club sur Twitter. Surnommé « The Cat » (le chat) pour son agilité, il a été un pilier de l’équipe londonienne pendant une quinzaine de saisons dans les décennies 1960 et 1970, remportant une Coupe de la Ligue (1965), une FA Cup (1970) et une Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupes (1971). Membre de la sélection anglaise sacrée championne du monde en 1966 à domicile, sans toutefois disputer une seule rencontre, Bonetti n’a porté que sept fois le maillot des Three Lions où il a été successivement éclipsé par deux monstres, Gordon Banks puis Peter Shilton.
De la carrière internationale de Bonetti a surtout été retenue l’élimination en quarts de finale de la Coupe du monde 1970 par l’Allemagne de l’Ouest qui lui a longtemps été attribuée. Titulaire en raison d’une intoxication alimentaire de Gordon Banks, Bonetti est fautif sur les deux premiers buts encaissés par l’Angleterre. Et les champions du monde en titre qui menaient 2-0 ont finalement été battus 3-2. Portier star, Bonetti qui possédait déjà un modèle de gants à son nom, ne jouera plus jamais avec la sélection, mais y reviendra par la suite en tant qu’entraîneur des gardiens, après avoir aussi occupé ce poste à Chelsea.Dimanche aussi, l’ancien champion de golf américain Doug Sanders, qui fut l’une des personnalités les plus flamboyantes du circuit PGA, est décédé de mort naturelle à l’âge de 86 ans à Houston (Texas), a annoncé la PGA. Au cours de sa longue carrière, Sanders a remporté 20 titres sur le circuit professionnel, dont l’Open du Canada en 1956. Et il a terminé deuxième dans quatre tournois majeurs, dont un Open de Grande-Bretagne 1970 resté légendaire chez les fans de golf. Arrivé au green final sur le parcours de St. Andrews, Sanders n’avait qu’un putt de trois pieds (0,9 m) à faire pour battre son compatriote Jack Nicklaus et remporter le titre. Mais il l’avait manqué. Un parcours en 18 trous organisé le lendemain pour départager les deux Américains avait abouti à la victoire de Nicklaus. Outre ses nombreux titres, Doug Sanders était réputé dans le monde du golf pour ses tenues vestimentaires particulièrement élégantes, qui lui avaient valu le surnom de « Paon des fairways ». Le magazine Esquire l’avait classé aux États-Unis dans sa liste des « Dix sportifs les mieux habillés ».
Enfin, samedi, Colby Cave, attaquant canadien d’Edmonton, plongé dans un coma artificiel après une hémorragie cérébrale, est décédé à 25 ans, ont annoncé les Oilers, son équipe de la Ligue nationale de hockey sur glace (NHL), citant un communiqué de son épouse Emily. Cave était confiné chez lui dans la banlieue de Toronto, alors que la saison NHL est suspendue en raison de la pandémie de Covid-19, lorsqu’il a été victime d’une hémorragie cérébrale en début de semaine dernière. Il était depuis hospitalisé dans une unité de soins intensifs et avait subi une opération.
Source : AFP

