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Politique

Aoun appelle à la solidarité nationale

« Face à la santé de chaque citoyen, toutes les considérations politiques étroites tombent. Ce n’est absolument plus le moment de marquer des points, ni de polémiquer », lance le président.


Le président Michel Aoun. Mohammad Azakir/Photo d’archives RTR

Le président Michel Aoun a appelé hier les Libanais à la solidarité nationale et à respecter les mesures de confinement, estimant dans un discours qu’il fallait laisser de côté les divergences politiques en cette heure grave.

« C’est la première fois en près d’un siècle que le Liban fait face à une épidémie, celle du coronavirus, classée pandémie mondiale il y a quelques jours par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce virus se transmet de diverses manières et peut menacer la vie. Il traverse les frontières des régimes et des États », a déclaré le président, dans une allocution solennelle avant la tenue d’une réunion du Conseil des ministres. Il a souligné que « la science n’ayant pas encore été en mesure de trouver des moyens de prévention ou un traitement efficace, il est nécessaire de prendre les plus hauts niveaux de prévention et de protection pour limiter la vitesse de la propagation ». « Ces dernières semaines, nous avons pris au plus vite des mesures anticipées permettant d’affronter ce coronavirus avec détermination, volonté et conscience », a-t-il affirmé. Il a dans ce cadre salué le fait que « les différents secteurs de la santé ont étroitement collaboré avec le Premier ministre Hassane Diab et la Commission ministérielle pour la prévention du coronavirus », et le fait que « toutes les mesures nécessaires ont été prises avec une rapidité exemplaire pour faire face aux risques de cette épidémie et limiter sa propagation dans notre patrie et parmi nos concitoyens ». Le chef de l’État a encore souligné que ces mesures ont été « d’autant plus difficiles à prendre vu les conditions économiques et financières que connaît le pays ». Et d’ajouter que « la situation actuelle constitue un état d’urgence sanitaire nécessitant une mobilisation générale sur tout le territoire ».

Il a encore déclaré que « face à la santé de chaque citoyen, toutes les considérations politiques étroites tombent. Ce n’est absolument plus le moment de marquer des points ni de polémiquer, encore moins de chercher à en tirer des bénéfices politiques, car cette épidémie ne fait pas de distinction entre partisan et opposant ». Et le chef de l’État d’insister que ce moment doit être « l’heure de l’union sacrée et de la solidarité nationale ».

« Ni une prison ni une punition »

« Je ne transigerai pas pour assurer la protection nécessaire à tout citoyen et résident, de même que je veillerai à la prise en charge de toute personne atteinte », a par ailleurs déclaré le président de la République. Et d’appeler tous les citoyens à « respecter les alertes et les directives médicales requises annoncées et publiées par les institutions officielles ». « Il faut également apprendre à être responsables et solidaires les uns envers les autres en se confinant chez soi et en évitant tout rassemblement », a-t-il poursuivi.

« Ces jours difficiles que nous traversons, quelle que soit leur durée, ne sont ni une prison ni une punition. Chacun d’entre nous est invité à poursuivre son travail, depuis son domicile, de la manière qu’il juge appropriée, pour que nos institutions restent aussi vivantes et efficaces que possible », a-t-il ajouté. Il a encore invité les Libanais à profiter de ces journées, « aussi longues soient-elles, pour prouver que nous sommes un peuple uni, digne de la vie et capable de surmonter ses difficultés ».

Le chef de l’État a encore « rendu hommage à toutes les personnes qui se sont portées volontaires pour aider au combat médical et humain dans nos hôpitaux », et au « courage du personnel médical et infirmier de nos hôpitaux publics et privés qui sont en première ligne du combat et dont certains ont été touchés par l’épidémie ».

« Notre unité nationale a été et restera la source de notre force et notre bouclier de défense. Grâce à elle, nous avons acquis une immunité, et aujourd’hui elle va renforcer encore plus notre solidité en nous faisant gagner la partie contre cette épidémie », a ajouté le président, qui a conclu en affirmant que le Liban « retrouvera au plus vite le cours de sa vie ».

Le président Michel Aoun a appelé hier les Libanais à la solidarité nationale et à respecter les mesures de confinement, estimant dans un discours qu’il fallait laisser de côté les divergences politiques en cette heure grave.« C’est la première fois en près d’un siècle que le Liban fait face à une épidémie, celle du coronavirus, classée pandémie mondiale il y a quelques jours par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce virus se transmet de diverses manières et peut menacer la vie. Il traverse les frontières des régimes et des États », a déclaré le président, dans une allocution solennelle avant la tenue d’une réunion du Conseil des ministres. Il a souligné que « la science n’ayant pas encore été en mesure de trouver des moyens de prévention ou un traitement efficace, il est...
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