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Lifestyle - Pendant Ce Temps, Ailleurs...

Quand le coronavirus contamine mode et musique

« Don’t Panic » (Pas de panique) de Coldplay.

La pandémie de coronavirus s’est invitée à la Fashion Week du Cap cette semaine, où des mannequins ont défilé avec des masques de strass rouge, violet ou blanc pour dénoncer le « racisme » que ces objets peuvent représenter. « L’utilisation du masque est très symbolique parce que le masque ne fait pas que vous protéger, ce qu’il va faire, c’est vous aliéner des gens autour de vous », a expliqué le styliste sud-africain Gavin Rajah au Cap, dans le sud-ouest de l’Afrique du Sud. « Cela va vous mettre en marge. C’est une nouvelle forme de racisme, de sectarisme », a-t-il ajouté, alors que les relations restent compliquées entre la majorité noire et la minorité blanche en Afrique du Sud, un quart de siècle après la fin officielle du régime de l’apartheid.

Sur le podium, les mannequins en trench brodé, en robe de tulle rose bonbon ou jaune canari au décolleté profond ont le visage rehaussé de superbes masques de strass dessinés sur les lèvres ou autour des yeux. « Nous essayons de créer une forme d’expression et de transformer quelque chose de négatif en quelque chose qui soit beau », a encore dit le couturier. Ces masques « contribuent à résumer l’état dans lequel le monde entier se trouve, a réagi la journaliste de mode Tara Lee Jurgels après le défilé. C’est la pagaille avec le coronavirus et en même temps (ces masques) sont beaux. C’est une source d’inspiration. »

Mais le coronavirus n’inspire pas que la mode. Il inspire aussi des chansons qui pullulent sur les plateformes vidéo ou de streaming et tous les genres sont représentés, avec des titres de plus ou moins bon goût, qui trouvent une audience spectaculaire ou confidentielle.

Le Dominicain Yofrangel, musicien établi, cumule ainsi plus de 2,8 millions de vues sur YouTube avec Coronavirus, clip posté le 9 février. Le chanteur, allongé sur la civière d’une ambulance, commence par tousser sur un tempo latino poussé à l’extrême, avant d’entonner en espagnol « Fais gaffe, voilà le coronavirus ». On trouve aussi le Sega Coronavirus, tourné sur l’île de La Réunion. On y voit le méconnu JF Aubin danser en chemise à carreaux ou assis sur un lit d’hôpital, masque de protection sur la tête. Les paroles, en créole réunionnais, donnent dans le registre de la prévention : « Un petit virus qu’on voit à peine est en train de nous tracasser/Un simple touché un simple toussé (une simple toux) peut te tuer/Le coronavirus a débarqué, il faut te protéger. »

Sur les plateformes de streaming, c’est le déluge. Il y des chansons lâchées seules, comme La cumbia del coronavirus de Mister Cumbia, ou des playlists qui assemblent des titres d’artistes connus, en écho à la pandémie, comme Temperature de Sean Paul, Hot n Cold (Chaud et froid) de Katy Perry ou encore Don’t Panic (Pas de panique) de Coldplay. La plupart des innombrables titres originaux créés autour du Covid-19 sont l’œuvre « d’illustres inconnus, pas nécessairement artistes », dit Bertrand Dicale, journaliste spécialiste de la musique, qui voit là cette « capacité du peuple à créer de la chanson ou du slogan autour d’un événement marquant ».

Source : AFP

La pandémie de coronavirus s’est invitée à la Fashion Week du Cap cette semaine, où des mannequins ont défilé avec des masques de strass rouge, violet ou blanc pour dénoncer le « racisme » que ces objets peuvent représenter. « L’utilisation du masque est très symbolique parce que le masque ne fait pas que vous protéger, ce qu’il va faire, c’est vous aliéner des gens autour de vous », a expliqué le styliste sud-africain Gavin Rajah au Cap, dans le sud-ouest de l’Afrique du Sud. « Cela va vous mettre en marge. C’est une nouvelle forme de racisme, de sectarisme », a-t-il ajouté, alors que les relations restent compliquées entre la majorité noire et la minorité blanche en Afrique du Sud, un quart de siècle après la fin officielle du régime de l’apartheid.Sur le podium, les...
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