Mohammad Fehmi, le nouveau ministre libanais de l’Intérieur. Photo d'archives AFP
Le ministre libanais de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, a affirmé vendredi qu'il n'avait pas signé de nouveau décret de naturalisation, mais a laissé entendre qu'il s'agissait plutôt d'un décret de recouvrement de nationalité, alors que cette question est sensible au Liban, sur fond de polémiques liées à la présence de réfugiés syriens et palestiniens dans le pays et l'équilibre communautaire sur le plan démographique.
"Certains ont partagé sur les réseaux sociaux une liste de noms publiés dans le Journal officiel, en affirmant que ces noms figurent dans un nouveau décret de naturalisation", écrit le bureau de presse de M. Fahmi. "Le ministre de l'Intérieur n'a transmis aucun décret de naturalisation depuis sa prise de fonction, et les noms cités figurent dans un décret de recouvrement de la nationalité libanaise par ceux qui la méritent, en vertu de la loi 41 de 2015. Cette mesure est en place depuis plus de cinq ans, et les décrets sont publiés de manière périodique, sur base d'une étude effectuée par une commission dirigée par un juge", ajoute le bureau de presse de M. Fahmi.
En juin 2018, un décret de naturalisation de quelque 400 personnes ayant fait une demande pour obtenir la nationalité libanaise, dont des proches du régime syrien de Bachar el-Assad, avait fait polémique, notamment en raison des circonstances "secrètes" ayant entouré l'adoption du texte.

