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Sport - Football / Ligue Des Champions

L’élève Nagelsmann a terrassé le maître Mourinho

Huit mois après son arrivée sur le banc du RB Leipzig, Julian Nagelsmann s’est montré à la hauteur des attentes placées en lui. En battant le Tottenham de José Mourinho (1-0 à l’aller, 3-0 au retour) en 8es de finale de la Ligue des champions, il a qualifié son club pour les quarts. Dans l’autre match du mardi soir, l’Atalanta Bergame a vaincu Valence (4-3). Odd Andersen/AFP

L’élève a vaincu le maître ! À 32 ans, Julian Nagelsmann est devenu le plus jeune entraîneur de l’histoire de la Ligue des champions (C1) à atteindre les quarts de finale, au détriment de José Mourinho, dont la gloire passée semble désormais un lointain souvenir.

En arrivant devant la presse après la victoire (3-0) de Leipzig contre Tottenham en 8e de finale retour (succès 1-0 à l’aller), le jeune Allemand était l’image même du bonheur : rayonnant, intarissable, conscient surtout qu’il venait de franchir un palier majeur dans sa jeune et déjà prometteuse carrière d’entraîneur. « C’est un résultat très important pour le club, c’est très, très bien ! » a-t-il exulté, rappelant que Leipzig, dans sa jeune histoire, n’avait encore jamais atteint ce stade de la compétition. « C’est un moment important pour les livres (d’histoire), parce que c’est la première fois. C’est quelque chose qui sera en première page. On pourra feuilleter le livre et lire ce que nous avons réussi avec ce club », a-t-il poursuivi, illuminé. Les livres raconteront aussi que Nagelsmann a mis à terre ce soir-là un monstre sacré : Mourinho (57 ans) ; deux C1 à son palmarès, mais incapable d’atteindre les quarts de la compétition reine depuis 2014.

Avant cette double confrontation, Nagelsmann avait admis que Mourinho l’avait marqué dans sa jeunesse : « Je me suis beaucoup inspiré de sa période à Porto. La façon dont il a gagné la Ligue des champions en 2004 contre Monaco, avec une équipe très forte au Portugal, mais qui n’était pas le plus grand club européen, m’a beaucoup impressionné. » « À l’époque, il était encore un très jeune entraîneur (41 ans), qui n’avait lui-même pas été un grand joueur, et il avait donc un parcours un peu similaire au mien », avait aussi noté Nagelsmann.

Mais la comparaison s’arrête là. En matière de palmarès, d’une part, et de philosophie du football, d’autre part, les deux hommes sont sur deux planètes différentes. « J’ai gagné un seul titre, avec une équipe junior, lui en a gagné plus de 20 (à l’échelon professionnel) », coupe l’entraîneur allemand quand on essaie de le comparer au coach portugais. Et sur le plan tactique, ses maîtres sont des techniciens beaucoup plus tournés vers l’offensive et la créativité : Thomas Tuchel et Pep Guardiola. Le coach du PSG et celui de Manchester United, selon Nagelsmann, « partagent une façon de concevoir le football : la domination dans toutes les phases de jeu ». L’exacte définition de ce que le RB Leipzig a montré lors de ses deux matches contre Tottenham.

Jeune homme de sa génération, Nagelsmann a aussi la réputation d’être ce que les Allemands appellent un « entraîneur laptop », ou « entraîneur numérique ». Féru de données, il est toujours prompt à tester tous les logiciels capables de l’aider à gérer la condition physique de ses joueurs, leurs efforts à l’entraînement, leur sommeil, etc. Il a aussi avoué s’être livré à un « espionnage sur internet » de son futur adversaire, pour tenter de comprendre l’ambiance qui régnait en interne chez les Spurs. « J’écoute toutes les conférences de presse, je regarde toutes les interviews. Le plus souvent, les propos des joueurs à la fin d’un match sont un reflet de ce que l’entraîneur leur avait demandé. C’est une bonne façon de saisir l’atmosphère », a-t-il expliqué.

Obligé de renoncer à 20 ans à une carrière de joueur en raison d’une grave blessure au genou, ce grand gabarit (1,90 m) avait découvert sa passion pour le métier d’entraîneur en travaillant comme assistant de Tuchel à Augsbourg en 2008, auprès des équipes de jeunes. Rapidement considéré comme un génie précoce, il avait été bombardé en 2016 entraîneur de Hoffenheim en Bundesliga, devenant à 28 ans le plus jeune coach de 1re division dans l’histoire des cinq grands championnats européens.

Au début de cette saison, il a rejoint la « galaxie » Red Bull, avec pour mission de faire franchir un nouveau palier au projet RB Leipzig, lancé voici une décennie par l’Autrichien Dietrich Mateschitz, propriétaire de la marque de boissons énergisantes. Huit mois après son arrivée, il est pour l’instant à la hauteur des attentes.

Source : AFP

L’élève a vaincu le maître ! À 32 ans, Julian Nagelsmann est devenu le plus jeune entraîneur de l’histoire de la Ligue des champions (C1) à atteindre les quarts de finale, au détriment de José Mourinho, dont la gloire passée semble désormais un lointain souvenir.En arrivant devant la presse après la victoire (3-0) de Leipzig contre Tottenham en 8e de finale retour (succès 1-0 à l’aller), le jeune Allemand était l’image même du bonheur : rayonnant, intarissable, conscient surtout qu’il venait de franchir un palier majeur dans sa jeune et déjà prometteuse carrière d’entraîneur. « C’est un résultat très important pour le club, c’est très, très bien ! » a-t-il exulté, rappelant que Leipzig, dans sa jeune histoire, n’avait encore jamais atteint ce stade de la compétition....
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