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Moyen-Orient - Coronavirus

« La menace d’une pandémie est très réelle », avertit l’OMS

La Chine est en train de maîtriser l’épidémie.

Des femmes portant un masque à Bangkok. Jorge Silva/Reuters

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé hier que la Chine était « en train de maîtriser l’épidémie », mais elle a parallèlement averti que « la menace d’une pandémie » à l’échelle de la planète était « devenue très réelle », tout en reconnaissant que ce serait « la première » de l’histoire « qui pourrait être contrôlée ».

Le nombre des cas dépasse dorénavant les 110 000, dont près de 4 000 morts, dans 100 pays et territoires, selon un bilan établi hier par l’AFP. L’Allemagne a annoncé ses deux premiers décès. Plus de 15 000 personnes ont été touchées par le nouveau virus en Europe. Les nouveaux cas de contamination sont notamment liés à la progression de la maladie en Iran, où près de 600 porteurs du virus supplémentaires ont été enregistrés.

Toute l’Union européenne est désormais touchée avec l’annonce hier de deux premiers cas à Chypre. L’Europe a passé hier le cap des 500 morts, avec 97 nouveaux décès en Italie. Le ministre français de la Culture, Franck Riester, a été contaminé par le virus, a indiqué hier son cabinet à l’AFP, assurant qu’il était « en forme » et à son domicile parisien.

Les dirigeants européens auront d’ailleurs aujourd’hui une visioconférence pour coordonner leurs actions et la Banque centrale européenne pourrait déployer jeudi un éventail de mesures de soutien dans la zone euro.

Quarantaine systématique en Israël

On retrouvait des inquiétudes similaires dans le monde entier, le Fonds monétaire international (FMI) appelant à ce sujet à « une réponse internationale coordonnée ». Si la Chine, où, selon l’OMS, plus de 70 % des malades ont guéri, semble sortir de l’ornière avec seulement 22 décès en 24 heures (3 119 depuis décembre) et une progression quotidienne de la maladie (40 cas) au plus bas depuis janvier, les autres pays ont vu le nombre des morts et des cas bondir et multiplient les mesures pour tenter d’endiguer la maladie. L’Italie, désormais le pays le plus touché après la Chine avec 463 décès et 9 172 cas, a placé un quart de sa population en quarantaine jusqu’au 3 avril, de Milan, la capitale économique, à Venise, haut lieu du tourisme mondial. Et si deux petites villes – Codogno et de Casalpusterlengo – sont depuis sorties de la « zone rouge » en Lombardie, les déplacements à partir et hors de ces vastes régions septentrionales sont désormais très limités. Toutes les stations de ski du pays vont fermer à partir d’aujourd’hui. Les musées, salles de sport, piscines, discothèques, salles de jeux et bars doivent aussi rester fermés dans toute l’Italie.

La Corée du Sud, le troisième pays le plus touché, a quant à elle annoncé hier son plus faible nombre quotidien de nouvelles contaminations (248) en deux semaines, ce qui porte le total à 7 382 dont 51 décès. Mais en Égypte, un bateau de croisière avec 171 passagers dont 101 touristes étrangers a été évacué à Louxor après la découverte de 45 porteurs du virus à son bord.

En Israël, le Premier ministre a annoncé hier que toute personne arrivant dans le pays devra observer une quarantaine de deux semaines afin d’éviter la propagation du virus. La France, le cinquième pays le plus atteint avec plus de 1 100 cas (19 morts), a interdit les rassemblements de plus de 1 000 personnes. À Berlin, le gouvernement a appelé à prendre une mesure identique en Allemagne, où un millier de cas ont été signalés. La Pologne a de son côté introduit des contrôles sanitaires aux postes-frontières avec ce pays ainsi qu’avec la République tchèque, cependant qu’en Espagne (près de mille cas), toutes les écoles de la ville de Vitoria au Pays basque vont être fermées pendant deux semaines. En Irlande, le gouvernement a décidé d’annuler les parades organisées à Dublin et à Cork, pour la Saint-Patrick le 17 mars.

Faire des stocks

Le bilan s’est aussi alourdi aux États-Unis, qui comptent 21 morts et plus de 500 cas de contamination. Plusieurs États, sur la trentaine affectés, ont décrété l’état d’urgence pour débloquer des ressources fédérales. Les autorités sanitaires y ont exhorté hier les personnes les plus susceptibles de tomber gravement malades, notamment les plus âgées, à faire des stocks de provisions et de médicaments afin de se préparer à rester chez elles. Le navire de croisière Grand Princess, bloqué au large de San Francisco avec des milliers de passagers et membres d’équipage, va pour sa part pouvoir accoster lundi à Oakland.

L’épidémie continue de peser sur les calendriers sportifs. Un match de rugby France-Irlande, prévu pour samedi au Stade de France, a été reporté. Le début du championnat du Japon de baseball, un sport majeur dans cet archipel, est lui aussi remis à plus tard. Le Comité olympique grec a annoncé hier que la cérémonie d’allumage de la flamme olympique, prévue pour ce jeudi dans le stade antique d’Olympie, serait fermée au public. A contrario, le complexe Shanghai Disneyland a partiellement rouvert hier. Autre signe du recul de la maladie en Chine, à Wuhan, la ville chinoise de loin la plus contaminée, 14 des 16 hôpitaux de campagne ouverts ont déjà été fermés.

Source : AFP

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé hier que la Chine était « en train de maîtriser l’épidémie », mais elle a parallèlement averti que « la menace d’une pandémie » à l’échelle de la planète était « devenue très réelle », tout en reconnaissant que ce serait « la première » de l’histoire « qui pourrait être contrôlée ». Le nombre des cas dépasse dorénavant les 110 000, dont près de 4 000 morts, dans 100 pays et territoires, selon un bilan établi hier par l’AFP. L’Allemagne a annoncé ses deux premiers décès. Plus de 15 000 personnes ont été touchées par le nouveau virus en Europe. Les nouveaux cas de contamination sont notamment liés à la progression de la maladie en Iran, où près de 600 porteurs du virus...
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