Le cheikh Kanaan Naji (c), l'une des figures salafistes de Tripoli, au Liban-Nord. Photo Ani
Le Tribunal militaire a décidé vendredi de libérer le cheikh Kanaan Naji, l'une des figures salafistes de Tripoli, après l'avoir jugé dans plusieurs dossiers, dont son implication dans une série d'attaques meurtrières menées par le jihadiste Abdel Rahmane Mabsout qui s'étaient déroulées début juin 2019 dans la capitale du Liban-Nord. Dans le cadre de cette affaire, M. Naji a été "libéré sans caution", selon son avocat Hussein Moussa. "Dans le cadre des autres dossiers, il a été relâché, mais sous caution", a-t-il ajouté.
Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), le salafiste a quitté la prison de Zghorta, au Liban-Nord, où il était détenu, et s'est rendu chez lui dans le quartier d'Abi Samra, à Tripoli, accompagné du secrétaire général du Mouvement Tawhid islamique, le cheikh Bilal Chaaban.
En septembre 2019, le juge d'instruction militaire Marcel Bassil avait émis un mandat d'arrêt contre Kanaan Naji pour les attaques de Tripoli en juin de la même année. Ces attaques avaient visé des agents des Forces de sécurité intérieure et des militaires. Menées par l'islamiste Abdel Rahmane Mabsout, elles avaient fait quatre morts. Encerclé par les forces de l'ordre, le jihadiste Mabsout s'était ensuite fait exploser. Dans le cadre de l'enquête menée sur ces attaques, cinq individus faisant partie d'un groupe dirigé par Kanaan Naji avaient été arrêtés sur la base d'informations selon lesquelles ils étaient en lien avec Abdel Rahmane Mabsout.

