Un accord aux contours flous et dont « les détails resteront confidentiels » entre la Fédération internationale de l’automobile et Ferrari, suite à une analyse du fonctionnement du moteur de la Scuderia sur la conformité duquel des doutes pesaient en seconde partie de saison l’an dernier, a semé la zizanie dans les paddocks, certaines écuries menaçant de « demander réparation en justice » afin de « garantir que notre sport traite tous ses concurrents de manière juste et équitable ». Josep Lago/AFP
« Surprises », « choquées », « énervées »… Les écuries de F1 ont riposté après l’annonce d’un accord aux contours flous entre la Fédération internationale de l’automobile (FIA) et Ferrari suite à une analyse du fonctionnement du moteur de la Scuderia, sur la conformité duquel des doutes pesaient en seconde partie de saison l’an dernier.
La FIA, qui édicte et fait respecter les règles du championnat du monde, avait annoncé vendredi dernier « qu’après des enquêtes techniques approfondies, elle a conclu son analyse du fonctionnement de l’unité motrice de la Scuderia Ferrari de F1 et est parvenue à un accord avec l’équipe », dont « les détails resteront confidentiels ». Dans ce communiqué aux termes choisis, diffusé par l’instance gouvernante du sport automobile à dix minutes de la fin des essais hivernaux, la fédération a précisé que « la FIA et la Scuderia Ferrari ont pris un certain nombre d’engagements techniques qui permettront d’améliorer la surveillance de tous les groupes propulseurs en F1 dans les saisons à venir et aideront la FIA dans ses autres tâches réglementaires en F1 et dans ses activités de recherche sur les émissions de carbone et les biocarburants ». Interrogée vendredi dernier, Ferrari n’avait pas donné plus de détails sur la nature ou les raisons de cet accord.
Hier, à 11 jours du début de la saison, les sept écuries de F1 non motorisées par Ferrari ont demandé des comptes à la FIA suite à cet accord confidentiel. « Nous déclarons publiquement par la présente notre engagement commun à rechercher une information complète et appropriée à ce sujet, afin de garantir que notre sport traite tous ses concurrents de manière juste et équitable », ont énoncé McLaren, Mercedes, Racing Point, Red Bull, Renault, AlphaTauri et Williams dans un communiqué commun, chose très rare dans la discipline reine du sport automobile. « En outre, nous nous réservons le droit de demander réparation en justice, dans le cadre de la procédure régulière de la FIA et devant les tribunaux compétents », ont-elles également écrit. Les sept écuries signataires se sont dites « surprises et choquées », même « énervées », par le communiqué diffusé par la FIA. « Un régulateur sportif international a la responsabilité d’agir avec les plus hauts standards de gouvernance, d’intégrité et de transparence », ont-elles estimé. « Après des mois d’investigations qui n’ont été entreprises par la FIA qu’à la suite de requêtes déposées par certaines écuries, nous nous opposons fermement à ce que la FIA conclue un accord confidentiel avec Ferrari pour clore cette affaire », ont-elles conclu.
Sollicitée par la presse, la Fédération internationale de l’automobile a indiqué préparer une réponse au communiqué des écuries.
Source : AFP


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