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Dernières Infos - Liban

Berry exprime son opposition "catégorique" au remboursement des eurobonds

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. REUTERS/Mohamed Azakir

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a exprimé mercredi son opposition au remboursement des eurobonds alors que le gouvernement de Hassane Diab, qui discute actuellement avec les créanciers du Liban, doit en principe décider d’ici samedi de rembourser ou non les prochaines échéances des titres de dettes publiques en devises émises par le pays, dont une première de 1,2 milliard de dollars à solde le 9 mars.

"Nous refusons catégoriquement de payer les eurobonds. S'ils veulent une restructuration sans limite ou conditions, sans payer les sommes dues ou une partie ou les intérêts, soit. Nous sommes en faveur de toute décision que prendra le gouvernement, sauf celle qui consisterait à payer. Tout le monde doit soutenir le gouvernement en prenant cette position", a déclaré M. Berry lors de la réunion hebdomadaire avec les députés qu'il préside, selon des propos relayés par le député Ali Bazzi (Amal), faisant porter aux banques la responsabilité de la perte de valeur des titres de la dette achetés par les créanciers étrangers à hauteur de 75%.

Par ailleurs, le président du Parlement a déclaré que "toucher aux dépôts revient à toucher au sacré".

Le gouvernement a recruté deux cabinets internationaux pour l’épauler dans ses négociations avec les créanciers, notamment étrangers, ces derniers ayant récemment renforcé leurs positions en rachetant des eurobonds à certaines banques du pays qui souhaitaient débloquer des liquidités dans l’urgence.

Mardi, l'ancien ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, indiquait dans un entretien à l'agence Bloomberg que les autorités libanaises envisageaient de demander aux banques locales de racheter les eurobonds qu’elles ont récemment vendus à des fonds étrangers. Les autorités ne peuvent leur imposer d’accepter cette option.

Ecrasé par le poids de sa dette publique (près de 92 milliards de dollars soit plus de 150 % du PIB), le Liban traverse une importante crise économique et financière, tandis que sa classe politique est rejetée par une partie de la population qui manifeste depuis le 17 octobre.

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a exprimé mercredi son opposition au remboursement des eurobonds alors que le gouvernement de Hassane Diab, qui discute actuellement avec les créanciers du Liban, doit en principe décider d’ici samedi de rembourser ou non les prochaines échéances des titres de dettes publiques en devises émises par le pays, dont une première de 1,2 milliard de dollars à solde le 9 mars."Nous refusons catégoriquement de payer les eurobonds. S'ils veulent une restructuration sans limite ou conditions, sans payer les sommes dues ou une partie ou les intérêts, soit. Nous sommes en faveur de toute décision que prendra le gouvernement, sauf celle qui consisterait à payer. Tout le monde doit soutenir le gouvernement en prenant cette position", a déclaré M. Berry lors de la réunion...