Le président de l’ordre des médecins, Charaf Abou Charaf, a salué le verdict rendu par le juge unique pénal de Beyrouth dans l’affaire d’Ella Tannous, 5 ans, amputée en 2015 des quatre membres à la suite d’une infection bactérienne à streptocoque mal diagnostiquée. Le juge s’était basé à cet effet sur le rapport de la commission scientifique désignée par la justice et formée de médecins de différentes disciplines. Insistant sur la nécessité de « protéger le patient » et de « déployer tous les efforts pour garantir leur sécurité médicale », le Dr Abou Charaf a toutefois noté, dans un communiqué, qu’il ne faudrait pas non plus « accabler les médecins et les établissements de santé par des amendes astronomiques, comme c’est le cas avec ce verdict ».
Le juge avait décidé d’octroyer à la famille d’Ella Tannous 2,1 milliards de livres libanaises en dommages et intérêts, de condamner les fautifs à des amendes et à couvrir les frais engagés dans le procès par les parents.
« Il ne faudrait pas non plus menacer le médecin de prison, même s’il est fautif, car la faute commise n’est pas entachée de mauvaise foi », a-t-il ajouté. Le Dr Abou Charaf a en outre déclaré que l’ordre des médecins a préparé une proposition de loi sur l’immunité du médecin. Actuellement à l’étude au Parlement, le texte prévoit « la création d’une assurance obligatoire pour faire face aux cas de faute professionnelle », a-t-il précisé.


LA HONTE ! QUELS DEDOMMAGEMENTS POURRAIENT COMPENSER CE QU,ENDURERA CETTE FILLETTE POUR TOUTE SA VIE.
15 h 29, le 03 mars 2020