Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, a estimé que le Liban devait prendre exemple sur la Turquie, qui a ouvert ses frontières vers l’Europe devant les réfugiés, et réclamer un surcroît d’aide pour l’aider à assumer le fardeau des réfugiés syriens.
« En Turquie, il y a 0,3 déplacé par km2 et Erdogan réclame à l’Europe plus d’argent, et voyez ce qui se passe à la frontière avec la Grèce », a écrit l’ancien ministre des Affaires étrangères sur Twitter samedi. « Au Liban, il y a 200 déplacés par km2 et aucun n’a été expulsé, mais il est de notre droit de demander aux autres pays de remplir leurs engagements à notre égard », a ajouté M. Bassil, affirmant qu’il ne répliquerait pas à ceux qui le taxent de « racisme ».
Georges Atallah, député aouniste du Koura, est allé encore plus loin hier, affirmant dans un tweet : « Il semble que la Turquie va réussir à imposer ses conditions à l’Europe, c’est pour cela que nous devons nous hâter et envoyer quelque bateaux de déplacés vers l’Europe. Nous serons en train de sauver notre pays ou au moins de forcer la communauté internationale à assumer ses responsabilités envers le Liban. » Et d’ajouter : « Le racisme est la plus belle chose quand il s’agit de protéger son pays. »


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