Un collectif politique présidé par l’ancien député Farès Souhaid a vu le jour hier, au terme d’une réunion constitutive dans un centre de recherche à Achrafieh. Le Mouvement de l’initiative nationale, qui compte au départ une quarantaine de personnalités de tous horizons, a pour ambition de sortir le Liban de l’impasse où il se trouve, à tous les points de vue.
Médecin de profession, M. Souhaid diagnostique le Liban comme étant atteint d’une « désorientation spatio-temporelle ». Pour lui, « la population est désorientée et ne sait plus où donner de la tête et il faut voir s’il est possible de sortir le pays de sa crise et de lui éviter l’effondrement ». Pour l’ancien député, cela est possible à une condition : « Arracher le Liban aux griffes du Hezbollah et le rétablir dans ses repères constitutionnels propres, à savoir la Constitution née à Taëf et les résolutions internationales qui encadrent ses rapports avec le monde arabe et le monde tout court. »
M. Souhaid relève qu’à cause du Hezbollah et de ses liens organiques avec l’Iran, le Liban a déjà connu deux grands drames : la série d’attentats de 2005 et la guerre avec Israël en 2006. Dans les deux cas, souligne-t-il, le parti a finalement dû composer : accepter le TSL dans le premier cas, les résolutions internationales dans le second.
Pour lui, l’obstination du Hezbollah à rejeter une intervention du Fonds monétaire international au Liban obéit à la même logique. « Après l’effondrement, il va revenir à une acceptation forcée. »L’initiative nationale consiste donc, selon Farès Souhaid, à « prendre les devants et à rétablir le Liban dans ses repères ».

