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Sport - Football / Ligue Des Champions

L’invincible Zidane a-t-il perdu la main ?

La Juventus sans rythme et, désormais, sans filet.


Rude soirée pour les ténors : le Real Madrid a cédé à domicile contre Manchester City (2-1) lors des 8es de finale aller de la Ligue des champions, marqués également par l’échec inattendu de la Juventus Turin à Lyon (1-0). Sur l’image, un duel violent entre Luka Modric (Real Madrid, à gauche) et Ilkay Gundogan (Manchester City). Pierre-Philippe Marcou/AFP

Même Zinédine Zidane connaît l’échec : l’entraîneur du Real Madrid, invaincu en confrontations à élimination directe en Ligue des champions (C1), a été assommé (2-1) par le Manchester City de Pep Guardiola, mercredi tard la nuit en 8es de finale aller de la C1. Toujours imbattable ? N’ayant jamais perdu en 12 confrontations à élimination directe de C1, Zidane devra faire en sorte que son équipe remonte son handicap à Manchester lors du match retour (le 17 mars) s’il veut tenir son rang… et ne pas voir la fin de saison madrilène tourner au vinaigre.

« Guardiola a remporté le match contre Zidane », a titré hier Marca, le quotidien le plus lu d’Espagne. « Guardiola a pris d’assaut le Bernabéu », ont affirmé à l’unisson les journaux barcelonais Mundo Deportivo et L’Esportiu de Catalunya. C’est un fait : Zidane l’invincible, auteur d’un triplé historique en C1 (2016, 2017 et 2018), Zidane le « roi » de la compétition, tel que l’a qualifié Pep Guardiola, a désormais un genou à terre, à l’approche d’un clásico crucial face au FC Barcelone dimanche en LaLiga. « C’est dur de jouer bien et de perdre de cette manière. Ça nous fait du mal à tous. Le sentiment n’est pas bon, il est mitigé. On doit aller gagner là-bas, on est capable de le faire, et c’est ce qu’on fera au match retour », a promis le technicien français.

Reste que Zidane voit s’amenuiser ses chances de soulever une 4e coupe aux grandes oreilles, un exploit inédit pour un entraîneur dans l’histoire de l’épreuve. Et autour de lui, c’est toute la Maison blanche qui est ébranlée. Après cinq mois de reconquête, avec le gain de la Supercoupe d’Espagne en janvier, les Madrilènes voient ressurgir le fantôme de l’an dernier. En mars 2019, en une semaine, le Real avait été éliminé de la Coupe du roi par le Barça, évincé en 8es de finale de la C1 par l’Ajax Amsterdam et distancé par le rival catalan lors du clásico et en championnat. Cela avait sonné le glas du court mandat de Santiago Solari, débarqué pour permettre à Zidane de revenir aux commandes. Et ce début d’année 2020 pourrait méchamment y ressembler : défaits à Levante en LaLiga (après 21 matches sans défaite), battus en C1 par City, les Madrilènes ont perdu Eden Hazard sur blessure et leur capitaine Sergio Ramos ne participera pas au match retour à Manchester, suspendu après le carton rouge récolté en fin de match mercredi. Pour ne rien arranger, le Barça a récupéré la 1re place de LaLiga avec 2 points d’avance sur le Real. L’invincible Zidane a-t-il perdu la main ? Pas encore. Pas totalement. Mais le clásico de dimanche est déjà capital pour lui.

« Ce n’est pas la Juve ! »

Encore dos au mur : battue (1-0) à Lyon, la Juventus Turin va devoir renverser la vapeur comme contre l’Atlético Madrid l’an dernier, mais l’échec de mercredi souligne les faiblesses d’une équipe sans rythme et sans repères, engluée dans une très mauvaise période.

« Ce n’est pas la Juve ! » a titré hier à la une Tuttosport, le quotidien sportif turinois, soutien traditionnel du club bianconero. Mais en fait, si. L’équipe peureuse, nerveuse et surtout affreusement lente que l’on a vue mercredi soir en 8es de finale aller de la C1 est bien la Juventus de ce début d’année 2020. Depuis fin janvier, le bilan de la Vieille Dame est en effet très loin de ses standards, avec trois défaites et un match nul en sept matches, toutes compétitions confondues. Les seuls succès enregistrés sur la période l’ont été contre la Fiorentina, 13e de Serie A, et face à Brescia et à la Spal, deux promus qui occupent les deux dernières places du classement.

À l’évidence, la supposée machine à gagner tourne au ralenti, à l’image d’un milieu de terrain (Bentancur/Pjanic/Rabiot) archidominé dans le Rhône par des joueurs théoriquement moins cotés. Mécaniquement, les regards se tournent vers Maurizio Sarri. Le technicien italien est venu remplacer Massimiliano Allegri, peut-être arrivé en fin de cycle après avoir beaucoup gagné, mais à qui il était surtout reproché un style manquant de brillant. Problème : la Juve de Sarri est désormais menacée en Serie A – avec la Lazio Rome et l’Inter Milan qui tiennent son rythme – comme en C1, sans pour autant montrer quoi que ce soit d’enthousiasmant sur le plan du jeu. « Malheureusement, je ne parviens pas à faire passer l’idée de déplacer le ballon plus rapidement », a reconnu Sarri, accablé par la lenteur de la manœuvre de son équipe. « Plusieurs joueurs étaient mal placés ou se déplaçaient mal par rapport à ce que j’avais demandé, mais tout vient du ballon qui circulait trop lentement », a-t-il ajouté.

Source : AFP

Même Zinédine Zidane connaît l’échec : l’entraîneur du Real Madrid, invaincu en confrontations à élimination directe en Ligue des champions (C1), a été assommé (2-1) par le Manchester City de Pep Guardiola, mercredi tard la nuit en 8es de finale aller de la C1. Toujours imbattable ? N’ayant jamais perdu en 12 confrontations à élimination directe de C1, Zidane devra faire en sorte que son équipe remonte son handicap à Manchester lors du match retour (le 17 mars) s’il veut tenir son rang… et ne pas voir la fin de saison madrilène tourner au vinaigre.« Guardiola a remporté le match contre Zidane », a titré hier Marca, le quotidien le plus lu d’Espagne. « Guardiola a pris d’assaut le Bernabéu », ont affirmé à l’unisson les journaux barcelonais Mundo Deportivo et L’Esportiu de...
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