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Politique - Affaire Rebecca Dykes

La Cour de cassation casse la sentence capitale prononcée contre le meurtrier

Des bougies devant un portrait de Rebecca Dykes, le 23 décembre 2017, à Beyrouth. Anwar Amro/AFP

Le président de la 7e chambre de la Cour de cassation, Jamal Hajjar, a cassé hier le jugement de la cour criminelle du Mont-Liban du 1er novembre 2019 condamnant à mort Tarek Samir Hawicha, coupable du viol et du meurtre de la diplomate britannique Rebecca Dykes en 2017. Le juge Hajjar a fixé la première audience du procès en cassation au 5 mars, rapporte l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). On sait en effet que selon l’article 296 du code de procédure pénale, la recevabilité du pourvoi en cassation est automatique au cas où une sentence capitale est prononcée. Cette recevabilité ne signifie en aucune manière que le condamné est innocent.

Rebecca Dykes avait été violée et tuée dans la nuit du 15 au 16 décembre 2017 par Tarek Samir Hawicha, chauffeur de taxi travaillant pour la filiale locale d’Uber. Son corps avait été retrouvé le soir du 16 décembre, dans un terrain vague en contrebas de la voie rapide du Metn, une ficelle autour du cou et présentant des signes d’étranglement. Le chauffeur avait été arrêté peu de temps après le meurtre.

La jeune femme, qui travaillait pour le Département de développement international de Grande-Bretagne (DFID) auprès de l’ambassade du Royaume-Uni depuis janvier 2017, avait passé la soirée avec des amis dans un pub à Gemmayzé qu’elle a quitté avant minuit parce qu’elle devait prendre l’avion le lendemain matin pour passer Noël à Londres avec sa famille. Son assassinat avait causé beaucoup d’émoi et poussé nombre de personnes à se méfier du service Uber, contre lequel s’est élevé le syndicat des taxis.

La peine capitale est prévue par la loi libanaise, mais un moratoire de facto sur les exécutions est en vigueur dans le pays depuis 2004.

Le président de la 7e chambre de la Cour de cassation, Jamal Hajjar, a cassé hier le jugement de la cour criminelle du Mont-Liban du 1er novembre 2019 condamnant à mort Tarek Samir Hawicha, coupable du viol et du meurtre de la diplomate britannique Rebecca Dykes en 2017. Le juge Hajjar a fixé la première audience du procès en cassation au 5 mars, rapporte l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). On sait en effet que selon l’article 296 du code de procédure pénale, la recevabilité du pourvoi en cassation est automatique au cas où une sentence capitale est prononcée. Cette recevabilité ne signifie en aucune manière que le condamné est innocent.Rebecca Dykes avait été violée et tuée dans la nuit du 15 au 16 décembre 2017 par Tarek Samir Hawicha, chauffeur de taxi travaillant pour la filiale locale...
commentaires (3)

Le moratoire dans l'exécution (une bonne chose) n'empêche pas la possibilité de la condamnation à la peine capitale. Le but étant de garder cet individu dans le couloir de la mort pour qu’il ne puisse pas bénéficier de remises de peines à l'avenir à 20 ans, 10 ans ou autre.

Shou fi

13 h 00, le 22 février 2020

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Commentaires (3)

  • Le moratoire dans l'exécution (une bonne chose) n'empêche pas la possibilité de la condamnation à la peine capitale. Le but étant de garder cet individu dans le couloir de la mort pour qu’il ne puisse pas bénéficier de remises de peines à l'avenir à 20 ans, 10 ans ou autre.

    Shou fi

    13 h 00, le 22 février 2020

  • VA-T-IL L.ECHAPPER ? QUI LE COUVRE ? CAR DANS NOTRE PAYS LA JUSTICE EST INJUSTE.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 41, le 22 février 2020

  • La supprssion de la peine capitale dans certains cas est une hérésie. Sous pretexte d'humanité ou je ne sais quoi.. Le criminel ressort de prison au bout de 10 ans environ pour "bonne conduite" ou "pression du zaim". D'ailleurs, si la peine capitale existait , aucun "voyou" n'accepterait de tuer sur ordre d'un commanditaire influent voire puissant contre devises. Avec promesse de libération par la suite. Les gros bonnets ont interdit cette peine capitale pour pouvoir faire liquider leurs concurrents ou adversaires. Ils ne sont pas bêtes. Y a que le peuple qui est bête pour croire que c'est par "humanisme" qu'ils ont voté la suppression de la peine capitale.

    LE FRANCOPHONE

    03 h 32, le 22 février 2020

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