Le président algérien Abdelmadjid Tebboune propose, dans une interview au Figaro publiée hier, la médiation d’Alger dans le conflit qui fait rage en Libye, démentant toute « visée hégémonique » ou sur les richesses de ce pays coupé en deux depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. « Aujourd’hui, il faut pousser les Libyens à dialoguer et à reconstruire leur État », souligne le chef de l’État, élu en décembre dernier, dans cet entretien. « Si nous sommes habilités par le Conseil de sécurité de l’ONU, nous sommes capables de ramener la paix rapidement en Libye car l’Algérie est un médiateur sincère et crédible, accepté par toutes les tribus libyennes ». « Nous sommes les seuls à proposer des solutions saines et désintéressées. On ne nous laisse pas faire. Pourtant l’Algérie n’a aucune visée hégémonique ou visée sur les richesses de ce pays frère », ajoute-t-il. Plongée dans le chaos depuis 2011, la Libye est divisée en deux camps rivaux, entre le gouvernement d’entente nationale (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj, qui siège à Tripoli et qui est reconnu par la communauté internationale, et un gouvernement parallèle soutenu par le maréchal Khalifa Haftar, dans l’est du pays. Les deux camps bénéficient du soutien de puissances régionales et internationales – la Turquie pour le GNA et les Émirats arabes unis, l’Égypte, la Jordanie et des mercenaires russes pour le maréchal Haftar.
Moyen-Orient
Alger propose sa médiation en Libye et dément toute visée hégémonique
OLJ / le 21 février 2020 à 00h00

