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Agenda - Hommage

Gérard Khatcherian a refermé son livre

Le père de la nouvelle Bibliothèque nationale, Gérard Khatcherian, a refermé son livre.

Mes mots ne suffiront pas pour rendre l’hommage que mérite l’homme dont j’ai eu l’honneur de partager la vie.

J’emprunterai vos propres mots, vous, ses amis. De sa vie qu’il a consacrée à ses deux passions, le théâtre et la Bibliothèque nationale avec, toujours, le souci du bien commun, vous avez rappelé qu’il fut « l’un des fondateurs du théâtre au Liban », qu’il en était « l’un des piliers » et que « le monde du théâtre est aujourd’hui en deuil ».

Enfin, l’un de vous lui a choisi le titre de : « Ariss al-masrah ».

Vous avez tenu à souligner qu’il fut le père de la nouvelle Bibliothèque nationale dont « il a porté à bout de bras, pendant 18 ans, le projet de renaissance avec ténacité, probité et droiture », « princier et modeste, sauvant un à un, page par page, les trésors de la bibliothèque ! Laquelle n’a su que cueillir le fruit de sa persévérance ». Qu’il fut « loin de toute ostentation, un très grand serviteur du service public de la culture », qu’il « fait partie de la génération des fondateurs, de ces êtres dont toute nation a besoin pour se construire », et que « le pays lui doit beaucoup ».

Son équipe de la Bibliothèque nationale a tenu à témoigner de « son combat et de son absolu dévouement pour assurer la renaissance de la bibliothèque et garantir sa pérennité. Nous n’oublierons pas son sourire irradiant l’amour et l’espoir ».

Vous avez réitéré votre tristesse et votre profonde affection, dit et redit « son exigence désintéressée du travail bien fait au service de son pays, sa loyauté en toutes circonstances et son rejet de tout cloisonnement », votre « grand respect de cet homme d’autant plus exceptionnel qu’il était discret », « l’honneur et le bonheur d’avoir collaboré avec lui » ou simplement de l’avoir connu, qu’il fut « un pur, un homme hors du commun, avec une noblesse d’âme et un grand respect des autres », qu’il « avait le sens de l’amitié profonde » et qu’il « est parti sans crier gare par discrétion et par pudeur ».

Enfin, vous avez jugé qu’un « grand hommage national devrait lui être rendu ». Mais je vous dirai à mon tour : que vaut l’hommage d’une telle république ? Le vôtre, par votre présence à nos côtés et vos messages, est le seul hommage qui compte.

(Ci-dessus le texte lu par Sana Ayass Khatcherian aux funérailles de son mari Gérard Khatcherian disparu le 29 janvier 2020)

Le père de la nouvelle Bibliothèque nationale, Gérard Khatcherian, a refermé son livre.Mes mots ne suffiront pas pour rendre l’hommage que mérite l’homme dont j’ai eu l’honneur de partager la vie.J’emprunterai vos propres mots, vous, ses amis. De sa vie qu’il a consacrée à ses deux passions, le théâtre et la Bibliothèque nationale avec, toujours, le souci du bien commun, vous avez rappelé qu’il fut « l’un des fondateurs du théâtre au Liban », qu’il en était « l’un des piliers » et que « le monde du théâtre est aujourd’hui en deuil ». Enfin, l’un de vous lui a choisi le titre de : « Ariss al-masrah ».Vous avez tenu à souligner qu’il fut le père de la nouvelle Bibliothèque nationale dont « il a porté à bout de bras, pendant 18 ans, le...