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Politique - Contestation

Rabih Zein attend que le parquet approuve la décision du juge d’instruction de le libérer

L’activiste controversé, Rabih Zein. Photo d’archives ANI

Le juge d’instruction du Mont-Liban, Bassam el-Hajj, a décidé hier de relâcher contre une caution de 500 000 livres l’activiste controversé, Rabih Zein, arrêté mercredi dans les affaires de blocage de routes, de destruction d’un distributeur automatique de billets de la branche du Crédit libanais à Zouk et du jet d’un cocktail Molotov contre un bureau du Courant patriotique libre (CPL) dans la région de Jounieh.

Pour être relâché, l’activiste attendra toutefois la décision de la procureure générale du Mont-Liban, Ghada Aoun, devant laquelle le juge d’instruction va déférer aujourd’hui les dossiers, et qui pourrait soit entériner la décision de mise en liberté, soit la rejeter.

Interrogé par L’Orient-Le Jour, Nohad Salma, l’avocat de M. Zein, affirme avoir plaidé sa cause en démontrant qu’il n’est pas « un bloqueur de routes », mais « un activiste qui milite dans des manifestations ». Et de souligner que si Mme Aoun n’approuve pas la libération de son client, il fera appel devant la Chambre d’accusation dans le délai imparti de 24 heures. Vendredi, le juge d’instruction avait interrogé Mohammad Srour et Georges Azzi, deux autres activistes détenus pour leur implication dans l’incendie du distributeur et le lancement du cocktail Molotov. Lors de leur interrogatoire mené par les services de renseignements, au siège du ministère de la Défense, les deux hommes avaient accusé Rabih Zein d’être l’instigateur, mais devant M. Hajj, ils s’étaient rétractés, affirmant que ces aveux leur avaient été extorqués sous la torture.

Le juge avait toutefois voulu compléter l’enquête, et avait rejeté les demandes de remise en liberté de MM. Zein, Srour et Azzi, fixant à hier une audience consacrée à l’audition de quatre nouveaux témoins, Imad Masri, Charbel Kahi, Jihad el-Ali et Joe Challita, qui ont chacun nié tout lien avec les dossiers en question. Lors de cette séance, M. Hajj n’a retenu aucune charge contre Charbel Kahi et a libéré Imad Masri contre une caution de 200 000 livres libanaises. Il a cependant engagé des poursuites contre les deux autres témoins, et délivré à leur encontre des mandats d’arrêt, tout en décidant de maintenir en détention Mohammad Srour et Georges Azzi. Un sit-in a été observé hier au Palais de justice à Baabda, durant la tenue de l’audience.

Le juge d’instruction du Mont-Liban, Bassam el-Hajj, a décidé hier de relâcher contre une caution de 500 000 livres l’activiste controversé, Rabih Zein, arrêté mercredi dans les affaires de blocage de routes, de destruction d’un distributeur automatique de billets de la branche du Crédit libanais à Zouk et du jet d’un cocktail Molotov contre un bureau du Courant patriotique libre (CPL) dans la région de Jounieh. Pour être relâché, l’activiste attendra toutefois la décision de la procureure générale du Mont-Liban, Ghada Aoun, devant laquelle le juge d’instruction va déférer aujourd’hui les dossiers, et qui pourrait soit entériner la décision de mise en liberté, soit la rejeter. Interrogé par L’Orient-Le Jour, Nohad Salma, l’avocat de M. Zein, affirme avoir plaidé sa cause en démontrant qu’il...
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