Le Premier ministre désigné Hassane Diab s'entretenant avec le président du Parlement, Nabih Berry, le 16 janvier 2020 à Aïn el-Tiné. Photo fournie par le Parlement libanais
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a signé lundi le budget 2020, adopté il y a une semaine par le Parlement. Il l'a ensuite transféré au Premier ministre, Hassane Diab, qui a également contresigné le texte dans la soirée, avant de le transférer à son tour à la présidence de la République.
Le Parlement a adopté le 27 janvier un budget pour l'année 2020 prévoyant un déficit d'environ 7% du PIB, dans un pays secoué par un mouvement de contestation visant l'intégralité de la classe politique et au bord de l'effondrement économique. Le Parlement a ratifié le budget 2020 "avec l'approbation de 49 députés, l'opposition de 13 députés et l'abstention de 8 autres", sur un total de 128 parlementaires.
Le projet de budget initial, présenté par l'ancien gouvernement de Saad Hariri, tablait sur un déficit de 0,6% du PIB, contre 7,6% dans le budget de 2019. Mais la crise économique qui s'est accélérée ces derniers mois a imposé une révision des recettes prévues pour 2020. Le déficit devrait donc plutôt osciller autour des 6-7 % du PIB selon plusieurs estimations concordantes, prenant en considération une importante inflation (due notamment à une dépréciation de la livre sur le marché parallèle) et une croissance négative.
Le Liban s'était engagé en 2018 à réduire son déficit à 4% du PIB à l'horizon 2023, en contrepartie de promesses d'aides et de dons de la communauté internationale de 11,6 milliards de dollars qui n'ont toujours pas été déboursées fautes de réformes.

