Un soldat israélien patrouillant le long de la frontière, près du kibboutz de Misgav Am, dimanche. Jalaa Marey/AFP
L’armée israélienne a annoncé hier avoir commencé à mettre en place une infrastructure technologique souterraine le long de la frontière avec le Liban pour « détecter et identifier » d’éventuels tunnels du Hezbollah, rapporte l’Agence France-Presse.
Ce nouveau système équipé de « capteurs » va permettre de fournir « des informations sismiques et acoustiques », indiquant de potentielles activités souterraines, a déclaré le porte-parole de l’armée israélienne, Jonathan Conricus.
Les travaux qui ont commencé près de Misgav Am, à la pointe nord d’Israël, devraient s’étendre sur plusieurs kilomètres le long de la ligne bleue qui sépare le Liban d’Israël, a ajouté le porte-parole sans préciser quand l’infrastructure sera entièrement complétée.
L’installation de capteurs antitunnels intervient quelques mois après un regain de tension entre le Hezbollah et Israël marqué par des échanges de tirs et un an après qu’Israël a affirmé avoir découvert des tunnels creusés par le mouvement soutenu par Téhéran et qui appuie le régime syrien, dans le but, selon l’État hébreu, de mener des infiltrations sur son sol.
Les six tunnels découverts au cours de l’opération « Bouclier du Nord » devaient servir au Hezbollah à passer du Liban à Israël afin d’enlever ou d’assassiner des soldats ou civils israéliens, selon l’armée israélienne.
La dernière grande confrontation entre le Hezbollah et Israël remonte à 2006, et elle avait fait en un mois plus de 1 200 morts côté libanais, en majorité des civils, et 160 côté israélien, en majorité des militaires.


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