Saad Hariri a reçu Riad Salamé, hier, à la Maison du Centre. Photo Dalati Nohra
Le Premier ministre sortant, Saad Hariri, a affirmé que « personne ne peut destituer » le gouverneur de la Banque centrale du Liban (BDL), Riad Salamé, qu’il a reçu hier en fin de journée à la Maison du Centre. M. Hariri s’est inscrit en faux contre les accusations portées par certains contestataires qui font assumer au gouverneur de la BDL la responsabilité de la crise socio-économique.
« Le gouverneur de la BDL bénéficie d’une immunité, et personne ne peut le destituer », a déclaré M. Hariri lors d’une discussion avec des journalistes à l’issue de sa réunion avec M. Salamé. « Tout le monde blâme la BDL, alors que 47 milliards ont été versés par l’État à Électricité du Liban » pour couvrir les déficits de production, a soulevé M. Hariri. « Si le secteur de l’électricité avait été réformé, les recettes seraient dans les poches des gens au lieu d’être dans celles des propriétaires de générateurs privés », qui fournissent du courant pendant les coupures d’électricité lors des périodes de rationnement du courant, a-t-il ajouté. Il a rejeté la responsabilité de cette crise sur « les formations politiques qui ont entravé (la réforme) de ce secteur, notamment le Courant patriotique libre » dont étaient issus les ministres de l’Énergie dans les trois derniers gouvernements. M. Hariri a également dénoncé, dans un communiqué, les actes de vandalisme perpétrés mardi soir à Hamra, notamment contre des banques, les qualifiant d’« inacceptables ». « Il ne s’agit nullement de défendre le système bancaire et le gouverneur de la Banque du Liban, aussi je ne veux pas entrer dans les détails, sachant que les citoyens souffrent aux portes des banques. En revanche, il s’agit très franchement d’une attaque visant Beyrouth et son rôle de capitale et de centre économique », a écrit M. Hariri. « S’il est demandé de détruire les quartiers de Beyrouth tel que cela s’est passé hier, alors, de par ma position politique, gouvernementale et parlementaire, je n’accepterai pas d’être le faux témoin de missions suspectes qui peuvent mener le pays à la ruine », a-t-il ajouté.


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Enfin on tient un libanais indispensable . Comme ils le sont tous d'ailleurs. Si on avait une véritable révolution dans le pays il serait le 1er a passé sous la guillotine .
12 h 43, le 16 janvier 2020