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Ethiopie : la Commission électorale propose des élections en août

La Commission électorale éthiopienne a proposé mercredi d'organiser les très attendues prochaines élections générales en août, en plein cœur de la saison des pluies, s'attirant immédiatement des critiques.

Ces élections sont perçues comme une étape cruciale dans la transition politique que tente de mener à bien le Premier ministre Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, dans un contexte de violences communautaires croissantes.

Entré en fonction en avril 2018 après plusieurs mois de manifestations antigouvernementales, M. Abiy espère que les Éthiopiens lui donneront le mandat pour mettre pleinement en oeuvre les réformes politiques et économiques qu'il envisage. Il avait promis de faire en sorte que des élections "libres, justes et démocratiques" aient lieu cette année, malgré les défis sécuritaires, et plusieurs fois répété s'attendre à ce qu'elles soient organisées en mai ou juin. Mais un calendrier prévisionnel publié mercredi par la Commission électorale nationale (NEBE) prévoit maintenant un scrutin pour le 16 août. Le processus d'inscription sur les registres électoraux commencerait en avril et la campagne en mai.

Soleyana Shimeles, la directrice de la communication de la NEBE, a indiqué à l'AFP que la Commission avait commencé à solliciter l'avis des partis politiques et autres parties prenantes, et publierait un calendrier définitif d'ici au 1er février. "Ils sont en train de débattre et ils reçoivent des avis", a-t-elle déclaré. "Ils vont examiner ce qu'on leur dit et ils publieront un calendrier d'ici au 1er février." Elle a précisé s'attendre à ce qu'il n'y ait "pas beaucoup" de modifications par rapport aux propositions initiales de la NEBE.

Lors d'un forum mercredi réunissant des partis politiques et des membres de la société civile, ce calendrier a rencontré de nombreuses objections, plusieurs personnes estimant que les pluies risquaient de rendre la logistique encore plus difficile. Les participants se sont aussi inquiétés de l'état de préparation de la Commission électorale et de la situation sécuritaire dans le pays.

Des représentants de deux partis d'opposition, le Front de libération oromo (OLF) et Ezema, ont indiqué à l'AFP qu'ils allaient demander à ce que le scrutin soit repoussé à fin août, en espérant que les pluies seront alors moins denses.

Le calendrier prévisionnel "donne un peu de temps supplémentaire bienvenu" pour organiser le scrutin, et permettre aux partis et à la société civile de se préparer, a déclaré William Davison, analyste pour le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG). "Mais tenir les élections durant la saison des pluies présentera des obstacles logistiques pour ceux qui les organisent et ceux qui font campagne, ce qui pourrait amener les partis à se plaindre du calendrier", a-t-il prévenu.


La Commission électorale éthiopienne a proposé mercredi d'organiser les très attendues prochaines élections générales en août, en plein cœur de la saison des pluies, s'attirant immédiatement des critiques.

Ces élections sont perçues comme une étape cruciale dans la transition politique que tente de mener à bien le Premier ministre Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019,...