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"Semaine de la colère" : de nombreuses routes demeurent bloquées à travers le Liban


Marche estudiantine à Nabatiyé, le 15 janvier 2020. Photo Ani.

De nombreuses routes demeuraient bloquées mercredi matin à travers le Liban, et notamment au Nord, dans la Békaa et au Sud, dans le cadre de la "semaine de la colère" visant à lancer un ultimatum de 48 heures à la classe dirigeante pour former un gouvernement crédible.

Selon le centre de gestion du trafic, les routes suivantes sont coupées au Liban-Nord : Miniye, Badaoui, Bahsas, le pont de Palma, et Kfarhazir ainsi que les places de Halba, de Abdé et al-Nour. 

Les routes suivantes sont coupées dans la Békaa : Masnaa, Marj, Ghazzé, Jeb Jenine, Saadnayel, Taalabaya, Qab Elias, Jdita el-Aali et le rond point de Zahlé. 

Au Liban-Sud, ces routes sont bloquées à la circulation : Hasbaya - Souk el Khan, Jiyé/bifurcation Barja et la place Elia.

A Beyrouth, les routes étaient toujours accessibles dans la matinée.

A Baalbeck, plusieurs personnes ont manifesté devant le centre de Ogero. Une dispute a éclaté entre des manifestants et des employés, et l'armée s'est rendue sur place.  D'autres personnes ont manifesté devant le siege de la Banque du Liban et empêché les employés de la BDL d'y entrer.

A Saïda, le calme régnait dans la ville, rapporte notre correspondant sur place. Le rond-point Elia demeurait bloqué face aux voitures. Des dizaines de personnes ont circulé dans la rue principale, Riad el-Solh, et ont fermé par la force les bureaux de change. En outre, l'agence nationale rapporte que certaines écoles ont décidé de garder leurs portes fermées.

A Nabatiyé, des étudiants brandissant des drapeaux libanais ont marché dans les rues de la ville jusqu'au Sérail. Cette marche, sous le slogan "nous avons le droit d'éclairer notre avenir", a eu lieu en présence des forces de l'ordre.

Les Libanais qui ont réinvesti les rues hier, aux quatre coins du pays, affichant une détermination qui n’était pas sans rappeler celle des premiers jours de la révolte d’octobre, a surpris de nombreux observateurs, mais aussi la classe politique qui avait largement misé sur un essoufflement du mouvement.



De nombreuses routes demeuraient bloquées mercredi matin à travers le Liban, et notamment au Nord, dans la Békaa et au Sud, dans le cadre de la "semaine de la colère" visant à lancer un ultimatum de 48 heures à la classe dirigeante pour former un gouvernement...