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Moyen Orient et Monde

Avion ukrainien abattu : le chef des gardiens témoigne au Parlement

OLJ
13/01/2020

Le chef des gardiens de la révolution a témoigné devant le Parlement iranien hier, au lendemain de la reconnaissance par l’Iran de sa responsabilité dans le drame du Boeing ukrainien abattu par erreur près de Téhéran, qui suscite l’indignation dans le pays. Le chef des gardiens de la révolution, l’armée idéologique d’Iran, Hossein Salami, a témoigné devant le Parlement à huis clos et reconnu, comme l’ont fait les forces armées, que l’avion avait été abattu mercredi « par erreur » à l’aide d’un missile.

Dans une spectaculaire volte-face, l’Iran avait en effet reconnu samedi avoir abattu « par erreur » le Boeing 737, après avoir catégoriquement nié des accusations de plusieurs pays dont le Canada. « L’enquête des forces armées a conclu que de manière regrettable des missiles lancés par erreur ont provoqué le crash de l’avion ukrainien », a affirmé le président Hassan Rohani, parlant d’une « grande tragédie » et d’une « erreur impardonnable ». Dans un communiqué, les forces armées ont expliqué que l’appareil avait été pris pour une « cible hostile ».Le général de brigade Amirali Hajizadeh, commandant de la branche aérospatiale des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, a endossé la « responsabilité totale » du drame. « J’aurais préféré mourir plutôt que d’assister à un tel accident. La nuit de l’accident (...) l’état d’alerte était au niveau guerre », à cause des menaces américaines, a-t-il déclaré à la télévision. Le soldat chargé de tirer a pris l’avion pour un « missile de croisière », a dit le général. Il a alors cherché à contacter ses supérieurs pour « obtenir une vérification » de la cible mais il n’a pu le faire car son système de communications a « apparemment été perturbé ». « Il avait 10 secondes » pour décider et il « a pris la mauvaise décision », a-t-il ajouté. Le missile a explosé près de l’appareil. Selon l’état-major, « le coupable » doit être traduit « immédiatement » en justice.

À la suite de l’intervention du général Salami, le chef du Parlement Ali Larijani a demandé aux commissions parlementaires chargées de la Sécurité et de la Politique étrangère d’examiner ce « grave incident » et d’étudier les manières d’éviter ce genre de catastrophes à l’avenir, selon ISNA. Les dirigeants de plusieurs pays, notamment le Premier ministre canadien Justin Trudeau, ont salué cette avancée mais appelé à une enquête complète et transparente.

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