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Une ville du sud de l'Irak s'embrase après la mort d'un militant

Un manifestant anti-gouvernement irakien mardi 24 décembre à Bassora. AFP / Hussein FALEH

Des centaines de manifestants ont défilé mercredi en cortège funéraire pour un militant victime d'un attentat, après une nuit durant laquelle les sièges de deux milices pro-Iran ont été incendiés dans le sud de l'Irak, a constaté un correspondant de l'AFP.

Thaër al-Tayeb, militant en vue à Diwaniya, avait rejoint il y a près de trois mois la place Tahrir de Bagdad, épicentre de la révolte inédite qui secoue l'Irak. Le 15 décembre, alors qu'il était en visite dans sa ville à 200 kilomètres au sud de Bagdad avec un autre militant, Ali al-Madani, les deux hommes avaient été blessés lors de l'explosion suspecte de la voiture de M. Tayeb.

Mardi soir, aussitôt après l'annonce de sa mort, des grappes de manifestants se sont rués sur deux bâtiments. Ils ont d'abord incendié le siège de la très puissante organisation Badr, tenue par le chef des paramilitaires pro-Iran au Parlement, Hadi al-Ameri, puis celui d'Assaïb Ahl al-Haq.

Washington a imposé début décembre des sanctions au chef d'Assaïb, Qaïs al-Khazali, notamment pour "enlèvements, meurtres et tortures".

Depuis près de trois mois, les intimidations et assassinats de manifestants ou de militants n'ont cessé d'escalader. Des dizaines d'entre eux ont été enlevés, souvent devant chez eux alors qu'ils rentraient de manifestations, parfois même à l'intérieur de leur domicile. En outre, plusieurs militants ont été assassinés, quasiment toujours par balles et généralement en pleine rue.

Cette campagne, accuse l'ONU, est le fait de "milices" pour tenter de faire taire une révolte inédite parce que spontanée, qui réclame la mise à bas de tout le système politique en Irak, ses politiciens avec.

Après avoir faibli quelques semaines, la contestation a repris de plus belle depuis dimanche, les Irakiens dénonçant dans la rue leurs dirigeants qu'ils jugent "corrompus" et "incompétents", alors que ces derniers sont paralysés, incapables de s'accorder sur le nom d'un nouveau Premier ministre.


Des centaines de manifestants ont défilé mercredi en cortège funéraire pour un militant victime d'un attentat, après une nuit durant laquelle les sièges de deux milices pro-Iran ont été incendiés dans le sud de l'Irak, a constaté un correspondant de l'AFP.

Thaër al-Tayeb, militant en vue à Diwaniya, avait rejoint il y a près de trois mois la place Tahrir de Bagdad,...