Dans sa nouvelle aventure anglaise, Carlo Ancelotti possède un bel argument pour plaire aux supporteurs d’Everton : en 2007, son AC Milan avait privé en finale le rival Liverpool (l’autre club de la Mersey) d’une nouvelle Ligue des champions. Andreas Solaro/AFP
Dix jours passés sans emploi et le revoilà en Angleterre : licencié par Naples, Carlo Ancelotti reprend du service à la tête d’Everton pour redresser des Toffees bien mal en point. Une mission de quatre ans et demi loin de son standing.
Après avoir abandonné de force la tunique bleu ciel napolitaine, le « Mister » enfile celle d’Everton, d’un bleu qui cette saison n’a de roi que le nom. La tâche qu’il vient d’accepter : faire remonter à une place honorable l’autre club de Liverpool, qui rêvait de jouer les trouble-fêtes en début de saison, mais qui lutte pour le maintien. Le triste nul concédé samedi (0-0) face à Arsenal, qui place Everton au 15e rang de la Premier League, avec 5 longueurs d’avance sur la zone rouge, a donné à l’Italien un avant-goût de ce qui l’attend.
Mais, déjà, l’arrivée d’Ancelotti sur les bords de la Mersey interroge. Juventus, AC Milan, Chelsea, Paris SG, Real Madrid, Bayern Munich et Naples : Ancelotti n’avait jusqu’à présent connu que l’excellence des grandes écuries. À 60 ans, il met les mains dans le cambouis à Everton, au risque de salir son CV en or massif, garni de trois Ligues des champions – deux avec Milan (2003 et 2007), une avec le Real (2014) – et de quatre championnats. « C’est un grand club avec une riche histoire et des fans très passionnés. Le propriétaire et le conseil d’administration ont une vision claire pour assurer le succès et les trophées », a déclaré Ancelotti, dans un communiqué publié sur le site du club.
Certes, il revient dans un pays qu’il a déjà conquis, aux commandes de Chelsea (2009-2011), avec un doublé Premier League/Coupe d’Angleterre en 2010 grâce aux légendes Frank Lampard, John Terry et Didier Drogba (29 buts en championnat). Mais cette fois, ses Blues seront bien plus pâles et Ancelotti ne pourra compter sur aucun « top player ». Un effectif à la hauteur d’un club qui ne participe cette saison à aucune Coupe d’Europe et qui accuse 11 points de retard sur Chelsea (4e), dernière place qualificative en Ligue des champions, et 8 points sur Tottenham (5e), rang synonyme de Ligue Europa.
Jusqu’en 2024
Figure de la Ligue des champions, Carlo Ancelotti, qui y a participé 17 fois en 21 saisons passées sur un banc depuis ses débuts à Parme en 1996, en sera donc privé pour la fin de saison. Alors même qu’il venait de qualifier Naples pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, le jour de son licenciement, le mardi 10 décembre. Le natif d’Émilie-Romagne a payé à Naples un début de championnat raté en Serie A, sanctionné par une piètre 8e place, à 14 points du top 4. Ancien joueur de l’AS Rome et de l’AC Milan, double vainqueur comme milieu de la Ligue des champions avec les Rossoneri (1989 et 1990), Ancelotti a laissé le Napoli à Gennaro Gattuso, champion du monde 2006 avec la Nazionale (ou Squadra Azzurra) et image de la nouvelle génération de tacticiens italiens.
L’Italien au légendaire sourcil suspendu, qui a signé à Everton jusqu’en 2024, a assisté en spectateur samedi à la rencontre face à Arsenal, qui a aussi un nouvel entraîneur : Mikel Arteta. Côté Everton, comme c’est le cas depuis le licenciement le 5 décembre du coach portugais Marco Silva, c’est le manageur du club Duncan Ferguson qui a assuré une dernière fois l’intérim. Ancelotti a officiellement pris les commandes hier, avant son premier match à domicile contre Burnley, le jeudi 26 décembre. Un vrai coup pour Everton, qui illustre à merveille la devise du club : « Nil satis nisi optimum » (Seul le meilleur est suffisant). « C’est l’un des meilleurs manageurs du football mondial et un vainqueur confirmé, ayant atteint un niveau de réussite remarquable dans chacun des grands championnats européens », a savouré dans le communiqué d’Everton Marcel Brands, le directeur du football du club.
Dans sa nouvelle aventure anglaise, le « Mister » a en tout cas un bel argument pour plaire aux supporteurs d’Everton : en 2007, son AC Milan avait privé en finale le rival Liverpool d’une nouvelle Ligue des champions. Même si, deux ans plus tôt, son Milan se faisait rejoindre (à 3-3) puis battre par ces mêmes Reds, lors du « miracle d’Istanbul », un des matches du siècle.
Source : AFP
Flick prolonge au Bayern
Le contrat de Hans-Dieter Flick, dit Hansi, entraîneur par intérim du Bayern Munich depuis le limogeage de Niko Kovac début novembre, a été sans surprise prolongé jusqu’en fin de saison au moins, a annoncé hier le club bavarois. « Le FC Bayern et Hansi Flick se sont entendus sur le fait que Hansi Flick reste entraîneur en chef au moins jusqu’en fin de saison », a ainsi indiqué le club champion d’Allemagne en titre dans un communiqué, précisant qu’une « prolongation de son contrat au-delà de cette date est une option tout à fait envisageable pour le FC Bayern ». Flick, ancien adjoint de Kovac, était en poste depuis le 3 novembre, et a depuis cette date réussi une série de huit victoires, y compris en Ligue des champions, pour deux défaites. Connu pour avoir été l’adjoint de Joachim Löw lors du titre mondial de l’Allemagne en 2014 au Brésil, Flick (54 ans) n’avait jamais été entraîneur en chef d’une équipe de 1re division avant novembre. À l’issue des matches allers, le Bayern pointe à la 3e place en Bundesliga, à 4 points du champion de l’automne Leipzig, et est qualifié pour les 8es de finale de la Ligue des champions contre Chelsea. Le championnat d’Allemagne fait relâche jusqu’au 17 janvier.

