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Liban - Révolte

Répression des manifestants : Amnesty appelle à « une enquête indépendante »

Les agents de l’ordre avaient fait preuve d’une violence sans nom, samedi, contre les manifestants. Photo Hassan Assal

L’organisation Amnesty International a appelé hier les autorités libanaises à lancer « une enquête complète, indépendante et efficace sur la répression violente de manifestants majoritairement pacifiques » lors d’un rassemblement samedi dans le centre-ville de Beyrouth. Amnesty a réclamé que les personnes ayant « passé à tabac les manifestants et utilisé de grandes quantités de gaz lacrymogènes » soient jugées.

Samedi, les rassemblements organisés dans le centre-ville de Beyrouth ont fini par perdre le côté pacifique qui avait caractérisé les deux mois de révolte populaire libanaise, lorsque les forces de l’ordre ont lancé une grande quantité de gaz lacrymogènes sur les manifestants. Certains agents des forces de sécurité, notamment les brigades antiémeute et la police du Parlement, ont fait usage d’un excès de violence envers les contestataires. Ces accrochages ont été dénoncés avec force, notamment sur les réseaux sociaux.

Dans un communiqué publié sur le site internet de l’organisation, la directrice des recherches de l’ONG pour le Moyen-Orient, Lynn Maalouf, a salué le fait que la ministre sortante de l’Intérieur, Raya el-Hassan, avait réclamé une enquête interne sur ces incidents, mais elle a estimé que « seule une enquête criminelle indépendante peut empêcher tout futur usage de la force ».

Dans son rapport, Amnesty rapporte le témoignage d’un manifestant qui affirme avoir été emmené vers la place de l’Étoile par des agents de la police du Parlement qui « lui ont attaché les mains derrière le dos et l’ont battu pendant 20 minutes, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus se lever ». « C’était comme à Guantanamo », décrit ce témoin.

« Les manifestants pacifiques méritent que justice soit faite pour ce qu’ils ont subi le week-end dernier, et le seul moyen d’y parvenir, c’est devant un tribunal indépendant », a insisté Lynn Maalouf.


L’organisation Amnesty International a appelé hier les autorités libanaises à lancer « une enquête complète, indépendante et efficace sur la répression violente de manifestants majoritairement pacifiques » lors d’un rassemblement samedi dans le centre-ville de Beyrouth. Amnesty a réclamé que les personnes ayant « passé à tabac les manifestants et utilisé de grandes quantités de gaz lacrymogènes » soient jugées. Samedi, les rassemblements organisés dans le centre-ville de Beyrouth ont fini par perdre le côté pacifique qui avait caractérisé les deux mois de révolte populaire libanaise, lorsque les forces de l’ordre ont lancé une grande quantité de gaz lacrymogènes sur les manifestants. Certains agents des forces de sécurité, notamment les brigades antiémeute et la police du...
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