Le clásico Barça-Real à nouveau rattrapé par la crise catalane : des manifestations d’indépendantistes sont prévues aujourd’hui autour du Camp Nou pour profiter de l’aura du match de clubs le plus suivi au monde, pour lesquels 3 000 policiers et agents de sécurité seront déployés. La rencontre, initialement prévue fin octobre à Barcelone, avait dû être repoussée en raison des tensions en Catalogne, alors soumise à d’incessantes manifestations et à de violents heurts. Mais deux mois plus tard, le clásico n’a pas réussi à rester à l’écart du conflit politique. La mystérieuse plateforme séparatiste Tsunami Democratic a convoqué plusieurs rassemblements dans les environs du mythique stade blaugrana quatre heures avant le début du match, suscitant des inquiétudes autour d’une éventuelle annulation. « Il se jouera, le clásico se jouera », a assuré jeudi dernier le président du FC Barcelone, Josep Maria Bartomeu, un mantra répété par les autorités sportives, politiques et policières. Dans les gradins, la sécurité privée sera augmentée, face à la crainte d’une invasion des lieux par les manifestants. En tant que responsable de la sécurité dans son stade, le Barça devra assumer les conséquences d’altercations ou d’une interruption du jeu. La fédération espagnole a prévenu qu’elle « appliquerait la réglementation en vigueur », qui prévoit des sanctions allant d’une amende jusqu’à la fermeture du stade.
Sport
Un match sous haute tension politique
OLJ / le 18 décembre 2019 à 00h00

