« Il serait prématuré de décider quoi que ce soit aujourd’hui », a déclaré Louis Camilleri, PDG de Ferrari, interrogé sur les rumeurs de discussions avec le pilote britannique Lewis Hamilton (photo) pour un baquet en 2021. Issei Kato/Reuters
Le patron du constructeur italien de voitures sportives de luxe Ferrari, Louis Camilleri, a déclaré jeudi soir que son groupe ne mettrait pas sur le marché un modèle électrique avant au moins cinq à six ans. « Bien sûr, nous étudions le tout-électrique, mais à court terme, l’électrification chez Ferrari passera par des véhicules à motorisations hybrides (essence-électrique), a-t-il expliqué. Nous sortirons une (voiture 100 % électrique), mais après 2025, pas à court terme. La technologie des batteries n’est pas encore où elle devrait être. Il existe encore des problèmes significatifs en matière d’autonomie et de vitesse de recharge.»
Début novembre, lors d’une conférence avec des analystes, M. Camilleri avait déjà indiqué qu’il y avait un « grand intérêt » des clients de Ferrari pour les véhicules hybrides, mais que la marque « prenait son temps » pour un bolide complètement électrique, afin de s’assurer que ce soit une « vraie Ferrari en termes d’ADN ».
F1 : « Progresser à 360° »
Ferrari doit « progresser à 360° » en 2020 car, pour gagner en F1 actuellement, « il faut être parfait », a estimé pour sa part le Team Principal de la Scuderia, Mattia Binotto, faisant le bilan de la saison 2019. « Nous ne sommes pas face à un seul défi, mais à plusieurs, comme la performance de notre monoplace, sa fiabilité, la stratégie, les pilotes », a détaillé M. Binotto. L’année 2019 « a été une saison mitigée et nous n’avons pas été à la hauteur de nos ambitions » (2e au classement des constructeurs à 235 points de Mercedes, 4e et 5e chez les pilotes), a de son côté constaté M. Camilleri. Ce dernier conserve toutefois son soutien à l’équipe en place, assurant que « nous avons les talents et le leadership qu’il nous faut ».
Pour 2020, « le concept (de la future Ferrari) a été défini », a fait savoir M. Binotto. « Nous visons plus d’appuis aérodynamiques » et « nous avons changé pas mal de choses au niveau du moteur ». La voiture sera présentée le 11 février prochain, pour des essais hivernaux à Barcelone (Espagne) débutant le 19 du même mois. Autre défi à relever : gérer la rivalité en piste entre les pilotes de la Scuderia, Sebastian Vettel et Charles Leclerc, qui, affirme M. Camilleri, « s’entendent très bien derrière des portes closes ». Alors que l’expérimenté Vettel était le pilote n° 1 début 2019, lors du premier Grand Prix de 2020, en Australie le 15 mars, « ils seront libres de se battre », a révélé le Team Principal, Mattia Binotto.
Hamilton en rouge ?
Concernant l’identité des pilotes Ferrari en F1 en 2021, « il serait prématuré de décider quoi que ce soit aujourd’hui », a dit Louis Camilleri, interrogé sur les rumeurs de discussions avec le Britannique Lewis Hamilton, actuellement sous contrat chez Mercedes. « Il est de notoriété publique que Lewis a eu des conversations avec John Elkann (président de Fiat-Chrysler, groupe qui détient Ferrari) », a confirmé M. Camilleri. Mais « cela a été un peu exagéré, alors que c’était lors d’un événement mondain. Ils ont des amis communs », a minimisé M. Camilleri. Il a également précisé que ni lui-même ni M. Binotto n’ont rencontré le sextuple champion du monde, alors que ce sont eux qui sont décisionnaires. M. Camilleri a, en outre, rappelé que la Scuderia a un « accord de long terme » avec Leclerc (la saison 2022 a été évoquée par l’ancien dirigeant de l’écurie Maurizio Arrivabene) et que le contrat de Vettel expire fin 2020. C’est également le cas de Hamilton avec Mercedes, ainsi que de nombreux autres pilotes, afin de coïncider avec le changement de règlement prévu en 2021.
Source : AFP


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