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Sport - Football / Ligue Europa

Arsenal limoge Emery

Unai Emery, le coach espagnol d’Arsenal, en échec depuis cinq matches en Premier League, n’a pas survécu à la défaite (2-1) à domicile face à Francfort en Ligue Europa. Daniel Leal-Olivas/AFP

Arsenal a fini par craquer et renvoyer, hier, Unai Emery au lendemain de la défaite de trop, à domicile contre Francfort en Ligue Europa (2-1), confiant temporairement l’équipe à son adjoint, Freddie Ljungberg.

Arrivé il y a 18 mois du PSG, avec la redoutable tâche de succéder à Arsène Wenger, le Basque n’a jamais totalement convaincu. La première saison avait pourtant semblé correcte, avec une 5e place en Premier League, à 1 point de la qualification en Ligue des champions (C1), et une finale de Ligue Europa (C3) perdue contre Chelsea. Mais le bilan chiffré du début de la seconde saison est accablant. Arsenal n’a plus gagné depuis 7 rencontres toutes compétitions confondues, du jamais-vu depuis 1992, soit avant Wenger. Sur ses 51 matches de Premier League qu’il aura dirigés, Emery a marqué le même nombre de points (88) qu’Arsène Wenger sur les 51 derniers de sa fin de règne douloureuse, mais avec des différences de poids. Alors que le rapport tirs tentés/tirs subis de Wenger sur cette période était de +177, celui d’Emery est de -88, mettant en lumière ses errements aussi bien défensifs qu’offensifs. Son acharnement à vouloir voir son équipe relancer au sol depuis sa surface alors que ses joueurs manquaient visiblement de qualité technique et d’intelligence tactique pour le faire aura coûté cher.

Arsenal est peut-être l’une des équipes qui produisent le moins de longs ballons en championnat d’Angleterre cette saison (4e, avec 56 par match en moyenne), mais elle est surtout celle qui a commis le plus d’erreurs amenant des buts (14) en Europe. Se réfugiant dans un discours incompréhensible, où il assurait voir des progrès chez ses joueurs que personne d’autre ne constatait, Emery a bien souvent donné l’impression d’être aussi déboussolé que son équipe. Le problème de leadership patent chez les Londoniens n’est pas lié qu’au manque de caractère des joueurs, sauf peut-être le Français Matteo Guendouzi, seul à lever la voix, malgré ses 20 ans et ses prestations imparfaites. Lors des 78 matches qu’il a dirigés en compétition officielle, Emery a désigné 9 capitaines différents. Et encore ! Laurent Koscielny, parti à Bordeaux cet été, l’a porté à 24 reprises. Pire, personne aujourd’hui ne saurait expliquer le jeu qu’Emery voulait mettre en place. Avec 35 joueurs utilisés en championnat cette saison – 1er de Premier League –, et ses 32 remplacements avant la mi-temps – 1er également –, il semblait perdu. En termes de schéma de jeu, ce n’est guère mieux : Arsenal a débuté 22 matches de Premier League en 4-2-3-1, son organisation fétiche, mais aussi 15 avec 3 défenseurs centraux et 14 dans une autre organisation à 4 défenseurs, type 4-4-2 avec milieu en losange.

Croire encore à la C1

En décidant de couper dans le vif lors d’une séquence de matches rapprochés, contrairement à Tottenham qui a profité de la trêve internationale pour remplacer Mauricio Pochettino par José Mourinho en moins de 24 heures, Arsenal prend un risque calculé. Pour l’intérimaire Ljungberg, ancien de la maison, l’urgence sera de profiter du déplacement à Norwich, demain dimanche en Premier League, pour réduire si possible l’écart de 8 points avec le top 4 et croire encore à la qualification en C1.

Les noms de remplaçants potentiels fleurissent depuis belle lurette. Il y a les coaches libres comme l’ancien de la Juventus Massimiliano Allegri, ou Pochettino malgré son renvoi des Spurs qui lui mettrait une grande cible sur le dos chez les supporteurs. Et il y a les coaches sous contrat, comme Mikel Arteta, l’adjoint de Pep Guardiola à Manchester City, lui aussi un ex-Gunner, ou Nuño Espirito Santo, mais il paraît difficile de voir Wolverhampton, qualifié pour les 16es de finale de la C3, le lâcher en cours de saison. Les Gunners ont intérêt à viser juste cette fois !

Par ailleurs, toujours en C3, le Sporting Portugal a surclassé (4-0) le PSV Eindhoven, tandis que Linz l’a emporté (2-1) face à Rosenborg, les deux équipes se qualifiant ainsi pour les 16es de finale. Quant à Arsenal, il reste toujours en ballottage favorable avant de se déplacer au Standard de Liège. Le Standard et le Vitoria Guimarães, eux, ont fait match nul (1-1). L’AS Rome a battu (3-0) le Basaksehir et Mönchengladbach a vaincu (1-0) Wolfsberg. Enfin, le Sporting Braga et Wolverhampton ont fait match nul (3-3), mais se sont tous deux qualifiés pour les 16es de finale.

Source : AFP

Arsenal a fini par craquer et renvoyer, hier, Unai Emery au lendemain de la défaite de trop, à domicile contre Francfort en Ligue Europa (2-1), confiant temporairement l’équipe à son adjoint, Freddie Ljungberg.Arrivé il y a 18 mois du PSG, avec la redoutable tâche de succéder à Arsène Wenger, le Basque n’a jamais totalement convaincu. La première saison avait pourtant semblé correcte, avec une 5e place en Premier League, à 1 point de la qualification en Ligue des champions (C1), et une finale de Ligue Europa (C3) perdue contre Chelsea. Mais le bilan chiffré du début de la seconde saison est accablant. Arsenal n’a plus gagné depuis 7 rencontres toutes compétitions confondues, du jamais-vu depuis 1992, soit avant Wenger. Sur ses 51 matches de Premier League qu’il aura dirigés, Emery a marqué le même nombre de...
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