Les violences nocturnes ont fait 51 blessés dans les rangs des militaires interposés entre les manifestants, selon un bilan établi sur base de plusieurs communiqués militaires. Tout en annonçant avoir interpellé 16 manifestants à travers le Liban, l’armée a fait état de 51 blessés, pratiquement tous victimes de jets de pierre. Ce bilan couvre les trois grands théâtres de troubles de la nuit de mardi à mercredi : Aïn el-Remmaneh, Bickfaya et Tripoli.
Trente-trois militaires ont été blessés dans la seule capitale du Liban-Nord, principalement par des jets de pierre et quelques cocktails Molotov.
Les jeunes casseurs, accusés de s’être infiltrés dans les rangs des civils insurgés dans cette ville, ont attaqué des banques, brisant des vitres ou détruisant des distributeurs, et ont cherché à s’en prendre à la permanence du Courant patriotique libre (fondé par Michel Aoun et dirigé par Gebran Bassil), rue Azmi.
Les échauffourées ont fait des dizaines de blessés parmi les civils. L’armée a d’abord tiré en l’air puis a tiré à balles en caoutchouc et balles réelles pour disperser les émeutiers. Les tirs à balles réelles ont blessé un manifestant à la jambe.

