Un Palestinien emprisonné en Israël depuis le début des années 2000, pour des meurtres selon les autorités israéliennes, est décédé mardi d'un cancer en détention, ont indiqué des responsables.
Selon l'agence de presse palestinienne Wafa, Sami Abou Diyak, 36 ans, souffrait d'un cancer en phase terminale et s'était vu refuser le droit de rentrer parmi les siens, hors de prison, afin de revoir sa mère et mourir "dans ses bras".
L'Autorité pénitentiaire israélienne a indiqué à l'AFP qu'un prisonnier était décédé après avoir été transféré dans un hôpital israélien, sans préciser son identité. Selon elle, il avait été condamné à trois peines de prison à perpétuité pour le meurtre de trois Israéliens.
Le Club des prisonniers palestiniens a précisé dans un communiqué que l'homme avait été arrêté en 2002, lors de la seconde Intifada, le soulèvement palestinien au début des années 2000 dans les territoires occupés par Israël.
Selon l'organisation, Sami Abou Diyak avait été victime d'une erreur médicale en 2015 lors d'une opération et sa mort est le résultat de "négligences médicales délibérées".
Dans un communiqué, le président palestinien Mahmoud Abbas a indiqué que "le gouvernement d'occupation (israélienne) porte la responsabilité du martyre de Sami Abou Diyak".
Selon le Club des prisonniers palestiniens, il s'agit du cinquième Palestinien décédé dans une prison israélienne cette année.
Son décès coïncide avec une journée de grève et de protestation en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967. Les Palestiniens protestent ainsi contre la décision américaine, la semaine dernière, de ne plus considérer les colonies israéliennes en Cisjordanie comme illégales.
Cette décision contredit le droit international et a été vivement critiquée à travers le monde.

