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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Mike Pence rencontre les Kurdes, mais pas les autorités de Bagdad

Mike Pence et son épouse célébrant Thanksgiving avec les soldats américains en Irak. Jonathan Ernst/Reuters

Le vice-président américain Mike Pence a rencontré les dirigeants kurdes, mais pas les autorités de Bagdad samedi. Pour sa première visite de quelques heures en Irak en tant que vice-président, M. Pence a célébré la fête de Thanksgiving avec les troupes américaines sur la base de Aïn al-Assad, dans la province occidentale d’al-Anbar. Alors que la rue réclame la refonte du système politique installé après 2003 par les Américains et désormais totalement investi par l’Iran, l’autre grande puissance agissante en Irak, les États-Unis restent quasi silencieux. Une attitude qui signe, affirment les experts, le déclin de leur influence en Irak et même leur désintérêt pour le pays où l’Iran a, depuis des années, « coopté des dirigeants, payé des agents irakiens et infiltré tous les aspects de la vie politique, économique et religieuse de l’Irak », selon une récente fuite de documents du renseignement iranien. Il y a près d’un an déjà, le président Donald Trump lui-même avait fêté Noël sur la base de Aïn al-Assad et n’avait rencontré aucun officiel ni fait le déplacement jusqu’à Bagdad à 200 kilomètres de là.

Après son déplacement dans la base, M. Pence s’est rendu à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, où il a assuré le président de la région autonome Netchirvan Barzani et son Premier ministre Masrour Barzani de sa « gratitude » et de sa « détermination à continuer à se tenir aux côtés des alliés kurdes », selon un responsable américain. Les autorités fédérales de Bagdad ont dû se contenter d’un appel téléphonique car M. Pence « ne pouvait pas aller à Bagdad pour des raisons de sécurité », a dit un autre responsable américain. Il a ainsi appelé le Premier ministre Adel Abdel Mahdi, l’exhortant à « se dissocier de l’Iran », selon ce même responsable.

Le vice-président américain Mike Pence a rencontré les dirigeants kurdes, mais pas les autorités de Bagdad samedi. Pour sa première visite de quelques heures en Irak en tant que vice-président, M. Pence a célébré la fête de Thanksgiving avec les troupes américaines sur la base de Aïn al-Assad, dans la province occidentale d’al-Anbar. Alors que la rue réclame la refonte du système politique installé après 2003 par les Américains et désormais totalement investi par l’Iran, l’autre grande puissance agissante en Irak, les États-Unis restent quasi silencieux. Une attitude qui signe, affirment les experts, le déclin de leur influence en Irak et même leur désintérêt pour le pays où l’Iran a, depuis des années, « coopté des dirigeants, payé des agents irakiens et infiltré tous les aspects de la vie...
commentaires (1)

Ces américains ont le culot de se moquer de tout le monde , inclus les kurdes ! Mais quel culot !

Chucri Abboud

10 h 07, le 25 novembre 2019

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Commentaires (1)

  • Ces américains ont le culot de se moquer de tout le monde , inclus les kurdes ! Mais quel culot !

    Chucri Abboud

    10 h 07, le 25 novembre 2019

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