Le nonce apostolique, Mgr Joseph Spiteri, lisant le message adressé par le pape aux jeunes Libanais, les encourageant au dialogue. Photo Michel Akl
Le Liban est en route vers une société où la citoyenneté primera sur la confession, a constaté le communiqué final émanant de la session ordinaire annuelle de l’Assemblée des patriarches et évêques catholiques au Liban (Apecl), qui s’est achevée hier (11-15 novembre). La session était consacrée au rôle des médias et des moyens de communication sociale, dans la vie de l’Église, à Caritas-Liban, instrument de la pastorale sociale de l’Apecl, et à une série de nominations. En début de session, le nonce apostolique, Joseph Spiteri, a lu un message du pape dans lequel ce dernier recommande « au cher peuple libanais, et en particulier aux jeunes, et à tous, de rechercher des solutions appropriées par la voie du dialogue ».
Dans son communiqué final, l’Apecl a décrit le soulèvement populaire comme « un soulèvement historique au cours duquel le peuple a dépassé ses appartenances confessionnelles et partisanes au profit de son appartenance nationale, base fondamentale de la proclamation du Grand Liban, il y a un siècle ».
« Les jeunes et le peuple libanais, et ses jeunes en particulier, ne se seraient pas soulevés si leurs souffrances n’avaient pas atteint son paroxysme et si toute confiance dans la classe politique ne s’était pas effondrée » , a ajouté le communiqué.
« Le phénomène d’occupation des places et des rues est un événement sans précédent dans l’histoire du Liban », constatent aussi les patriarches et évêques, tout en demandant aux manifestants « de rester pacifiques, d’empêcher leur mouvement d’être exploité politiquement par un parti ou une idéologie, et de rester à l’écart des situations de tension, de la violence et des insultes ».
Enfin, l’Apecl a demandé au chef de l’État de prendre rapidement les mesures constitutionnelles nécessaires à la formation d’un nouveau gouvernement, qui devrait être de préférence un « cabinet restreint ».

