Bruno Foucher a déposé une gerbe devant le monument aux morts à la Résidence des Pins, à l’occasion du 101e anniversaire de l’Armistice de 1918. Photo DR
À l’occasion du 101e anniversaire de l’Armistice de 1918, marquant la fin de la Première Guerre mondiale, une cérémonie a été organisée hier à la Résidence des Pins devant le monument aux morts, en présence des ambassadeurs des nations ex-belligérantes, de représentants des commandements de la Finul et de l’armée libanaise, ainsi que d’anciens combattants.
Dans son discours, l’ambassadeur de France, Bruno Foucher, a salué « le civisme et le caractère pacifique du mouvement de contestation (libanais) qui a débuté le 17 octobre », affirmant que « le Liban écrit une nouvelle page de son histoire ».
« Je suis impressionné par l’engagement très fort de la jeunesse, une jeunesse que l’on disait résignée, voire apathique, et qui, tous les jours, nous démontre sa volonté de construire un futur meilleur pour son pays, a affirmé M. Foucher. Il importe que les responsables libanais entendent ces espoirs et ces appels. La France espère vivement qu’un nouveau gouvernement verra le jour dans les meilleurs délais afin de prendre des mesures fortes, qui sont nécessaires pour le redressement du pays et attendues, alors qu’il traverse une conjoncture économique particulièrement alarmante. »
« L’anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale (…) résonne tout particulièrement ici, a encore insisté M. Foucher. Tout comme les combattants de la Première Guerre mondiale, les Libanais sont mobilisés pour faire triompher la justice, la tolérance, le respect de l’autre. Ils veulent un autre Liban, un Liban qui a fait la paix avec sa mémoire, en particulier celle liée à la période de la guerre civile, un Liban démocratique et fier de sa pluralité. »
M. Foucher a en outre rendu hommage aux « 20 millions de personnes, civiles et militaires » mortes durant la Première Guerre mondiale, mais aussi « aux militaires qui sont tombés au Liban ». « Quelques jours après la date anniversaire du terrible attentat du 23 octobre 1983, je voudrais évoquer la mémoire des 241 militaires américains et des 58 parachutistes français tués ce jour-là à Beyrouth », a-t-il poursuivi, saluant également la mémoire « du brigadier Romain Pointeau, du premier régiment de Spahis, mort, le 2 novembre dernier, au Mali, dans la lutte que la France et ses alliés mènent contre le terrorisme au Sahel ».
Et M. Foucher de conclure : « Alliés ou ennemis d’hier, notre présence autour du souvenir de nos morts montre que le sacrifice de nos nations n’a pas été vain : nos soldats sont tombés pour notre paix commune. »


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