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Liban - Hôpitaux

Haroun tire la sonnette d’alarme : une « crise majeure » se profile à l’horizon

Le 15 novembre, les établissements hospitaliers pourraient arrêter de recevoir pour un jour les malades, à l’exception des cas urgents, menace le président du syndicat des hôpitaux privés.

Le syndicat des hôpitaux privés a tiré la sonnette d'alarme hier, lors d'une conférence de presse. Photo ANI

Le président du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun, a prévenu hier qu’une « crise médicale majeure » se profilait à l’horizon, à cause de l’impossibilité de payer les fournisseurs de médicaments et d’équipements médicaux, une situation due à la pénurie de dollars. Affirmant que les stocks disponibles seront épuisés dans un mois et mettant en garde contre le risque de « voir des patients mourir », faute d’équipements médicaux adéquats, M. Haroun a averti que les hôpitaux pourraient refuser des patients, sauf les cas d’urgence, pendant une journée vendredi prochain 15 novembre.

Il s’exprimait lors d’une conférence de presse avec d’autres responsables du secteur, au moment où le Liban connaît un soulèvement populaire contre la classe dirigeante depuis plus de 20 jours.

« Nous sommes aux portes d’une crise médicale majeure (...) Les hôpitaux sont dans l’incapacité de payer les montants dus aux importateurs de médicaments et d’équipements médicaux et seront ainsi incapables d’offrir les soins aux patients, car les stocks disponibles ne suffisent que pour un seul mois », a alerté M. Haroun. « L’importation (d’équipements médicaux) a besoin de deux ou trois mois. Nous risquons donc de voir des patients mourir dans les hôpitaux à cause d’un manque de filtres pour les dialyses, d’un manque de ressorts pour les opérations du cœur ou encore d’une pénurie de produits anesthésiques », a prévenu le responsable syndical. Sleiman Haroun a sommé l’État de « payer immédiatement les montants qu’il doit aux hôpitaux et aux médecins » et les banques de « faciliter les transactions bancaires ». Dans le cas contraire, il a prévenu que « les hôpitaux et les médecins se mobiliseront le vendredi 15 novembre et cesseront de recevoir les malades ce jour-là, à l’exception des cas urgents et des patients qui ont besoin de dialyses ou de chimiothérapies ».

« Nous avions déjà évoqué les difficultés des hôpitaux avec les médecins, employés, importateurs d’équipements médicaux et de médicaments, à cause d’un manque de liquidités », a rappelé le syndicaliste. En août dernier, Sleiman Haroun, les présidents des ordres des médecins à Beyrouth, Charaf Abou Charaf, et au Liban-Nord, Salim Abi Saleh, de même que le vice-président du syndicat des importateurs d’équipements médicaux, Pierre Salloum, avaient dénoncé les retards de paiement de l’État envers les établissements hospitaliers privés et les difficultés que traverse le secteur. « Il y a des impayés qui remontent à 2011 et dont le montant a dépassé les deux mille milliards de livres libanaises », a lancé le président du syndicat des hôpitaux privés.

Le secteur hospitalier demande, depuis des mois, que soient augmentés les budgets alloués à la prise en charge médicale des fonctionnaires, que les fonds soient débloqués pour le règlement des retards de paiement et qu’un mécanisme de coopération soit mis en place entre les autorités et les hôpitaux pour que les sommes dues soient plus régulièrement versées, permettant ainsi aux institutions de santé de mieux fonctionner.

Le président du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun, a prévenu hier qu’une « crise médicale majeure » se profilait à l’horizon, à cause de l’impossibilité de payer les fournisseurs de médicaments et d’équipements médicaux, une situation due à la pénurie de dollars. Affirmant que les stocks disponibles seront épuisés dans un mois et mettant en garde contre le risque de « voir des patients mourir », faute d’équipements médicaux adéquats, M. Haroun a averti que les hôpitaux pourraient refuser des patients, sauf les cas d’urgence, pendant une journée vendredi prochain 15 novembre. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse avec d’autres responsables du secteur, au moment où le Liban connaît un soulèvement populaire contre la classe dirigeante depuis plus de 20...
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