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Moyen Orient et Monde - Soudan Du Sud

Cent jours de plus accordés aux belligérants pour former un gouvernement

Le président sud-soudanais Salva Kiir (2e à gauche) et le leader rebelle Riek Machar (à gauche), lors d’une rencontre en Ouganda, hier. Michael O’Hagan/AFP

Un délai de 100 jours a été accordé hier aux belligérants du conflit sud-soudanais – le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar – pour leur permettre de former un gouvernement d’union nationale et éviter que leur pays ne replonge dans un conflit à grande échelle.

Les parties « se sont accordées pour étendre la période de prétransition de 100 jours à compter du 12 novembre 2019 », selon le communiqué final de la rencontre d’hier lu à la presse par le ministre ougandais des Affaires étrangères Sam Kutesa.

Outre MM. Kiir et Machar, qui n’ont fait aucun commentaire à la presse, étaient également présents à cette réunion, tenue dans le palais présidentiel d’Entebbe près de Kampala, le président ougandais Yoweri Museveni, le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil souverain soudanais, et le représentant spécial du Kenya pour le Soudan du Sud Kalonzo Musyoka.

La formation du gouvernement de transition était initialement prévue en mai, mais elle avait déjà été repoussée une première fois au 12 novembre en raison de désaccords sur des questions cruciales qui n’ont à ce jour toujours pas été résolues. À l’approche de l’échéance du 12 novembre, et devant le peu de progrès accomplis sur le terrain, les pays de la région ont estimé préférable de ne pas forcer les choses et d’accorder un délai supplémentaire. « Il était vraiment impossible de les (Kiir et Machar) faire parvenir à un accord en cinq jours. Nous leur avons donné trois mois et nous continuerons à nous engager » dans le processus de paix, a explicité le ministre ougandais des Affaires étrangères.

Outre les 100 jours supplémentaires, les parties sont convenues de faire un point de la situation au bout de 50 jours (à compter du 12 novembre), mais également de se pencher sur « le statut » de Riek Machar, qui vit actuellement en exil à Khartoum. Salva Kiir et Riek Machar avaient surmonté la profonde défiance qui les oppose et cédé à la forte pression de la communauté internationale pour signer en septembre 2018 à Addis-Abeba un accord de paix accompagné d’un cessez-le-feu qui a été globalement bien respecté.

Mais plusieurs points-clés de cet accord de paix n’ont pas enregistré de progrès tangibles, faisant peser le risque d’un échec de l’accord et d’une reprise des combats à grande échelle dans ce pays en proie à une guerre civile depuis 2013.

Aux termes de l’accord d’Addis-Abeba, les combattants de toutes les parties doivent être entraînés et déployés au sein d’une armée unifiée de 83 000 hommes, un processus qui a été entravé par les retards et le manque de financement.

Autre question épineuse, celle du nombre d’États régionaux ainsi que leurs frontières. Depuis 2015, M. Kiir a fait passer le nombre de ces États de 10 à 28 puis à 32, une mesure largement vue comme un moyen d’augmenter le nombre de ses alliés placés à des postes à responsabilités.

La question de la sécurité de Riek Machar, une fois celui-ci rentré à Juba, se pose également. En juillet 2016, de violents combats avaient opposé ses troupes d’élite à la garde présidentielle de M. Kiir, dans Juba. La garde rapproché de Riek Machar avait été décimée, sa résidence bombardée et le vice-président avait été contraint de gagner à pied la République démocratique du Congo voisine au terme d’une fuite de plusieurs semaines dans la brousse.

Source : AFP

Un délai de 100 jours a été accordé hier aux belligérants du conflit sud-soudanais – le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar – pour leur permettre de former un gouvernement d’union nationale et éviter que leur pays ne replonge dans un conflit à grande échelle.Les parties « se sont accordées pour étendre la période de prétransition de 100 jours à compter du 12 novembre 2019 », selon le communiqué final de la rencontre d’hier lu à la presse par le ministre ougandais des Affaires étrangères Sam Kutesa.Outre MM. Kiir et Machar, qui n’ont fait aucun commentaire à la presse, étaient également présents à cette réunion, tenue dans le palais présidentiel d’Entebbe près de Kampala, le président ougandais Yoweri Museveni, le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil...
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