- Samir Geagea, leader des Forces libanaises (FL), dans une déclaration : « Le Premier ministre Saad Hariri a bien fait de présenter sa démission et celle du gouvernement, répondant ainsi à la demande populaire. Pour sortir de la crise actuelle, l’important, maintenant, est de passer à une seconde étape, fondamentale et effective, à savoir la formation d’un nouveau gouvernement composé de spécialistes réputés pour leur propreté, leur intégrité et leur réussite, et qui soient surtout totalement indépendants des forces politiques. J’appelle d’autre part les institutions sécuritaires concernées à préserver la sécurité des manifestants où qu’ils se trouvent au Liban, après les horribles attaques dont ceux-ci ont été victimes aujourd’hui au centre-ville de Beyrouth. »
- Walid Joumblatt, chef du Parti socialiste progressiste (PSP), sur Twitter : « Dès le premier moment, j’ai appelé au dialogue, et lorsque j’ai refusé la démission, il y a eu un climat de mécontentement dans les rangs du parti. J’ai beaucoup enduré. Mais dans ce moment crucial, suite à l’annonce par Saad Hariri de la démission du gouvernement après qu’il se fut efforcé, et nous avec lui, de parvenir à un arrangement, j’appelle de nouveau au dialogue et au calme. »
- Raya el-Hassan, sur Twitter : « La démission de Saad Hariri était nécessaire pour empêcher les troubles civils dont nous avons perçu le danger au centre-ville. »
- Le Bloc national, dans un communiqué : « La satisfaction par le Premier ministre Saad Hariri des demandes des citoyens qui l’ont appelé à démissionner est un premier pas vers une solution. Le président de la République devrait réduire la période de transition à quelques jours, après lesquels un gouvernement indépendant de spécialistes serait formé. Dans ses deux premiers discours, M. Hariri était convaincu que la crise était profonde, que la confiance manquait et que les parties au pouvoir étaient dans l’impossibilité de faire face à l’effondrement total. Le système des partis-confessions ne peut être redressé, parce que celui qui construit son pouvoir sur le clientélisme, les quotas et l’humiliation des personnes ne peut se soulever contre lui-même (…). Ce qui s’est passé est la première victoire de la révolution d’un peuple civilisé, pacifique et courageux. Les partis du régime doivent quitter le pouvoir et nommer un gouvernement indépendant composé de spécialistes compétents et indépendants pour rétablir la confiance et alléger le poids des difficultés économiques qui pèse sur le Liban. »
- Sami Fatfat, membre du courant du Futur, sur Twitter : « Parce que vous ressemblez au Liban et à son peuple… nous sommes avec vous, Saad Hariri. »
- Roula Tabch, sur Twitter : « La préservation de la paix civile et la sécurité de l’économie sont au-dessus de toute considération. Saad Hariri prouve à chaque fois qu’il est un homme d’État dont le souci principal est la patrie. Que Dieu protège le Liban. »
- Adel Afiouni, ministre d’État pour les Technologies de l’information, sur Twitter : « Tout notre soutien à Saad Hariri pour sa prise de position. Je suis témoin qu’il a déployé tous les efforts possibles pour sauver le pays de sa crise et fait de son mieux pour proposer des solutions courageuses répondant aux exigences de la population. Dieu protège le Liban et son peuple résistant. »
- Ghassan Moukheiber, ancien député, dans une déclaration : « La démission de Saad Hariri ouvre la voie à un changement de cabinet et à la mise en place d’un nouveau gouvernement formé de spécialistes compétents, seul moyen de sortir de la crise et rétablir la confiance perdue. J’avais appelé à une transition immédiate d’un gouvernement démissionnaire à un autre qui ait l’accord de tous. Malheureusement, cela n’est pas arrivé, ce qui impose à présent la formation d’un cabinet avec la plus grande rapidité. »
- Neemat Frem, député du Kesrouan, ancien membre du groupe parlementaire du Liban fort : « Puisse la démission de Saad Hariri être un début de solution représentée par la formation d’un gouvernement de spécialistes compétents et honnêtes. »
- Achraf Rifi, ancien ministre, sur Twitter : « Le chef du gouvernement Saad Hariri a gagné ainsi que son peuple. Le Hezbollah a perdu un gouvernement qui consacrait la tutelle et la corruption. Il tentait de le maintenir avec la violence et les chemises noires (…). L’arrangement conclu a échoué, et ce mandat a fait subir au Liban une catastrophe. Que Dieu sauve le pays, et puissent les Libanais bénéficier d’un pouvoir souverain, national et intègre. »
- May Chidiac, ministre d’État pour le Développement administratif, sur Twitter : « Nul n’est plus grand que son peuple, et la démission de Saad Hariri en est le meilleur exemple. Merci Saad Hariri pour votre décision opportune. »
- Pierre Bou Assi, député des Forces libanaises (FL) : « Le peuple seul est source de toute légitimité ainsi que source d’inspiration pour chaque décision. Si vous n’aviez pas échoué, il n’y aurait pas eu de révolution. Celle-ci ne s’apaisera pas tant que vous n’aurez pas retrouvé la confiance et le respect du peuple. Devant toi, ô mon peuple, je m’incline avec fierté. »
- Wehbé Katicha, député des Forces libanaises (FL), sur Twitter : « Je salue le chef du gouvernement, qui a répondu au cri du peuple. Saad Hariri, les Libanais vous aiment, tant comme Premier ministre que comme simple citoyen. Vous demeurez le fils de Rafic Hariri que les Libanais ont aimé. »
- Michel Pharaon, ancien ministre, sur Twitter : « Le chef du gouvernement Saad Hariri a pris une décision responsable, se plaçant au service de la nation et de son peuple. Dans une situation sensible à l’extrême, les solutions politiques et réformistes sont nécessaires, à l’ombre des préoccupations financières, économiques et sociales qui augmentent chaque jour. »
- Misbah Ahdab, ancien député, sur Twitter : « Je rends hommage au Premier ministre Saad Hariri après sa démission, parce qu’il a répondu à la volonté du peuple (…). J’espère que toutes les autres parties politiques répondront positivement aux demandes de démission (…). Après les scènes regrettables auxquelles tous les Libanais ont assisté aujourd’hui (hier), je souhaite qu’à l’ombre du prochain vide gouvernemental, l’armée libanaise protège les manifestants des cinquièmes colonnes qui avaient commencé à provoquer des querelles et commis des agressions dès les premiers jours de la révolution. »

