Photo Afghan Chief Executive office/Handout via REUTERS
Les Etats-Unis ont accueilli favorablement lundi une proposition de la Chine d'héberger de nouvelles discussions entre des responsables afghans et les talibans.
L'envoyé spécial américain pour la paix en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, avait mené des négociations avec les talibans pendant un an, et un accord avait été atteint aux termes duquel les Etats-Unis retireraient leurs troupes d'Afghanistan et mettraient fin à la plus longue guerre de leur histoire.
Mais le président Donald Trump a mis fin à ces discussions en septembre dernier après un attentat revendiqué par les talibans et dans lequel un soldat américain avait été tué.
La semaine dernière, M. Khalilzad a rencontré à Moscou ses homologues de Chine, de Russie et du Pakistan, et les quatre pays ont réitéré leur soutien à "un accord de paix globale et durable" en Afghanistan.
Un communiqué commun publié lundi à Washington déclare que les quatre pays "ont accueilli favorablement la proposition chinoise de recevoir la prochaine rencontre interafghane à Pékin".
Ces discussions devraient impliquer "un large éventail de responsables politiques" dont "des représentants du gouvernement de la République islamique d'Afghanistan, d'autres dirigeants afghans et les talibans", indique le communiqué.
Les talibans ont annoncé la semaine dernière que la Chine avait invité une délégation à Pékin pour des discussions, une rencontre qui ferait suite à une série de pourparlers co-organisés par l'Allemagne qui se sont tenus en juillet à Doha.
Toutefois, la date à laquelle les discussions de Pékin pourraient commencer n'est pas clairement déterminée.
Les talibans ont dit la semaine dernière que la conférence pourrait se tenir le 29 et le 30 octobre. Mais un porte-parole des insurgés islamistes a démenti lundi une information selon laquelle une délégation talibane se trouverait à Pékin.
Interrogé mardi à ce sujet, le ministère chinois des Affaires étrangères est resté évasif.
"La partie chinoise est disposée à faciliter et à promouvoir le processus de paix et de réconciliation en Afghanistan, y compris par le dialogue et les négociations interafghanes, sur la base du respect des souhaits de chacune des parties", a indiqué devant la presse Geng Shuang, un porte-parole de Pékin.
Les talibans refusent jusqu'à présent de négocier formellement avec le gouvernement de Kaboul. Mais les pourparlers de Doha et la rencontre qui est prévue à Pékin sont censées entretenir le dialogue et préparer une éventuelle solution négociée du conflit.


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