Les États-Unis vont déployer des « moyens mécanisés » pour défendre les champs pétroliers syriens de Deir ez-Zor repris par les milices kurdes aux combattants du groupe jihadiste État islamique, a annoncé vendredi à l’OTAN le chef du Pentagone Mark Epser. « Nous prenons maintenant des mesures pour renforcer notre position à Deir ez-Zor, et cela inclura des forces mécanisées pour nous assurer que le groupe État islamique n’aura pas accès à une source de revenus qui lui permettrait de frapper dans la région, en Europe, aux États-Unis », a-t-il précisé au cours d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion avec ses homologues de l’Alliance. « Je ne vais pas entrer dans les détails », a-t-il déclaré pour couper aux questions.
Les champs pétroliers de la province de Deir ez-Zor, non loin de la frontière irakienne, sont les plus grands du pays. Quelque 200 soldats américains y sont stationnés. Le président américain Donald Trump a précisé jeudi que ces champs pétroliers ont été repris à l’État islamique « avec l’aide des Kurdes » et que « jamais les États-Unis ne laisseraient l’État islamique les reprendre ». Mark Esper n’a pas précisé hier combien de militaires américains resteront en Syrie, mais il a confirmé « le maintien d’une présence dans la base américaine d’al-Tanf », dans la région de Homs. « Nous examinons également comment nous pourrions repositionner nos forces dans la région afin d’assurer la sécurité des champs pétroliers », a-t-il ajouté. « Sinon, toutes les autres forces sont censées rentrer », a-t-il assuré. « La mission en Syrie reste ce qu’elle était au départ : vaincre l’État islamique », a-t-il réaffirmé.

